Multidisciplinarité, interdisciplinarité, indisciplinarité
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Comment comprendre les tendances actuelles des arts ?
Conférence-débat organisée par l’Agence culturelle d’Alsace
en partenariat avec l’Observatoire des politiques culturelles
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Mercredi 14 décembre 2011 de 9h à 13h
Maison de la région Alsace, Strasbourg
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“L’observation des évolutions de l’art dans la période contemporaine fait apparaître de multiples transformations dans les démarches de création. On peut d’abord relever que le champ artistique s’est considérablement pluralisé. Cela s’est traduit non seulement par l’émergence de nouvelles disciplines artistiques mais aussi par l’élargissement esthétique de chacun des champs.
Que ce soit parce qu’un besoin de reconnaissance s’est affirmé en faveur de zones ou d’artistes négligés, que ce soit parce que le marché de l’art a fini par se sentir à l’étroit dans son aire traditionnelle, le résultat de cette dynamique aboutit à repousser les frontières de chaque domaine artistique, bousculant et recomposant au passage la notion de contemporanéité. Notre temps de l’art présente d’autres caractéristiques : on assiste par exemple à travers certaines démarches artistiques à la déconstruction de la notion d’œuvre, et parfois d’auteur, au profit de celle de processus. Qu’est-ce que cette mutation fait advenir ? Une autre relation entre art, artistes, publics et population est-elle en train de s’inventer ? Quel sens lui prêter ? De deus ex machina, l’artiste n’en vient-il pas à endosser un statut d’ensemblier d’imaginaires ?
Une autre grande tendance de l’époque consiste dans le développement de démarches ou projets artistiques multidisciplinaires. Théâtre, danse, arts visuels, arts sonores, arts numériques en viennent à se mêler en de joyeux touts aléatoires. Plus encore, la transformation des langages artistiques d’aujourd’hui va au-delà de ce travail d’hybridation et conduit à l’invention de formes inclassables et d’irruption d’espaces artistiques indisciplinaires. Paradoxalement, on reconnaît de telles formes à leur caractère indéfinissable sur le plan esthétique.
Comment comprendre et appréhender de telles évolutions ? Comment la critique en rend-elle compte ? Comment les institutions appréhendent ces tendances de la création ? Sont-elles préparées pour le faire ? Leurs critères sont-ils adaptés à ces dynamiques artistiques ?”
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Conférences :
Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du festival d’Avignon, président de la Biennale de Lyon
Paul Ardenne, critique d’art, historien de l’art contemporain
Introduction et animation : Jean-Pierre Saez, directeur de l’Observatoire des politiques culturelles
©Sebastien Roy