Moto, Mars 2010

Une moto réussie, dans l’esprit des bikers, est une machine mariant l’intensité du spectacle offert à l’arrêt et la jouissance que procure son utilisation. Si le ramage ne s’accorde pas au plumage, la déception est inévitable. Une moto ne peut se contenter d’être belle. Encore lui faut-il être cet objet qui ne transige pas, dont la beauté esthétique contient la jouissance pratique, dont la jouissance qu’elle distille justifie la beauté. Le mythe naît quand ces deux pouvoirs se trouvent jumelés sans discussion, accès au mythe, dans l’histoire séculaire de la moto, dont peuvent se prévaloir peu de machines. La Scott 500 bicylindre à moteur deux temps incliné, oui. La Norton Manx 500 et la 1000 Vincent Black Shadow, sans conteste. La MV 500 trois cylindres voulue superlative par le comte Agusta, oui encore – la 900 Kawasaki Z1, la Yamaha 700 TZ, les Honda NR à pistons ovales et RCV à cinq cylindres, la MV 1000 F4, la Ducati Desmosedici, oui… Ces machines sont comme des chefs religieux ou politiques aux vertus charismatiques, ou comme des Sex Bombs. À l’égal de ces figures d’exception, elles ont leurs fanatiques, leurs amants. Des machines d’autant plus magnétiques à regarder qu’on les sait diablement efficaces.

A ArteFiera, Bologne, devant la Ducati Desmosedici de Andrea Mastrovito (2010) © Xavier Ripolles

Chez Ducati à Borgo Panigale avec Livio Lodi

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