L’histoire selon Paul Ardenne

Paul Ardenne, un historien passionné d’art contemporain
Photo DDM, Frédéric Charmeux.

Historien et spécialiste de l’art contemporain, Paul Ardenne est le directeur du Printemps de septembre 2012. Intitulé « L’histoire est moi ! », l’édition 2 012 du festival déclinera ce thème dans ses expositions.

Paul Ardenne est le directeur artistique du Printemps de septembre 2012. Cet historien de formation, également agrégé d’histoire de l’art, a effectué une partie de ses études supérieures à l’Université de Toulouse-Le Mirail. Originaire de La Rochelle, il fait autorité en matière d’art contemporain. Entretien.

Quels sont vos projets pour l’édition 2 012 du Printemps de Septembre ?

En tant que responsable artistique de ce festival d’art contemporain, je rends hommages à mes premiers amours : l’histoire. C’est la thématique de l’édition 2 012. Je souhaite surtout mettre en valeur la façon dont les artistes se servent de cette discipline pour nourrir leur évolution esthétique. Le festival sera intitulé « L’Histoire est à moi ! ». Aujourd’hui, les artistes utilisent l’histoire comme une sorte de pâte à modeler qui leur permet de reconfigurer leur propre sens plastique en le nourrissant de faits du passé. Chez eux, le rapport à l’histoire n’est pas consensuel. C’est une relation beaucoup plus individualisée, incarnée.

Que verra le public toulousain lors du festival ?

Le Printemps de Septembre est un festival de création contemporaine. Tous les moyens d’expressions artistiques sont représentés. Du dessin à la poésie. L’exposition que j’ai conçue avec l’équipe du Printemps de Septembre veut rendre compte du rapport très personnel que les artistes entretiennent avec le passé depuis 1989, année de la fin du partage du monde en deux blocs. On verra aussi bien des œuvres relevant du Street art que de l’art culinaire. J’ai voulu que cette édition soit très lisible. On retrouvera tout le volet des nocturnes et les projections sur la façade de l’Hôtel-Dieu. L’artiste Mouhir Fatmi en sera l’auteur. Il va réaliser des disques lumineux tournants le long de la Garonne. En fait, l’ensemble du projet est conçu comme une seule exposition répartie en plusieurs lieux, avec un noyau : Les Abattoirs.

Votre parcours est atypique. Comment l’art contemporain est-il entré dans votre vie ?

Après des études universitaires à Poitiers et à Toulouse, au Mirail, j’ai évolué vers l’histoire de l’art. J’étais un peu lassé des travaux d’archives. L’art, et plus particulièrement l’art contemporain, est un domaine très difficile à appréhender. Il nécessite un fort investissement intellectuel. En même temps en connexion avec notre société, il est un indice des évolutions du présent.

Y-a-t-il une forme d’art qui vous attire plus spécialement ?

Je me suis beaucoup intéressé à deux choses : le corps et la politique. C’est-à-dire à la manière dont nous vivons en tant qu’être de représentation. L’art m’intéresse dans cette perspective. C’est précisément une représentation qui permet au corps de donner son image, de se situer symboliquement.

Deviendrez-vous toulousain pour le festival ?

Je vis actuellement en Normandie, près de Rouen. Mais je viens très souvent à Toulouse. Je suis nommé directeur pour une seule édition du Printemps de Septembre. C’est beaucoup de travail !

retrouvez l’article original sur ladepeche.fr

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