L’Histoire est à moi – History is mine

Plus que jamais, en ce monde globalisé, le « moléculaire » (Gilles Deleuze) est à son comble, pulsant le projet personnel contre la vision générale, prompt à faire du consensus une apparence, plus qu’une réalité solide. Comme l’écrivait déjà Jean-Paul Sartre avec justesse dans L’Idiot de la famille, un homme n’est jamais un « individu » stricto sensu : « il vaudrait mieux l’appeler un universel singulier. Totalisé et, par là même, universalisé par son époque, il la retotalise en se reproduisant en elle comme singularité. Universel par l’universalité singulière de l’histoire humaine, singulier par la singularité universalisante de ses projets. »

Où la vision artistique, par petits bouts, souvent d’essence ou d’ambition micropolitiques, se constitue non comme un contre-récit, mais comme une expression en décalage par rapport à l’idiome collectif. L’énoncé artistique, dans ce cas, effrite le sens commun. Décidément, pas de paix mentale possible. « Toujours quelque chose fuit. »

Autre manière de dire que chacun de nous est seul dans la multitude, et qu’il en va de même, en ce monde, pour les artistes. Leur rapport à l’Histoire, dès lors, ne peut être que privé. Non plus une affaire de famille mais un « pour-soi ». Mon Histoire est à moi ? La leur est à eux.

Présentation de vidéos sur l’Histoire au prochain VideoForever, le jeudi 6 septembre.

Lire les intentions de Paul Ardenne pour le Printemps de Septembre à Toulouse, ici.

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