VIDEO FOREVER 38 « CE MONDE QUE NOUS N’AVONS PAS ENCORE PERDU »

MARDI 18 DÉCEMBRE À 19H

*VIDEO FOREVER 38
« CE MONDE QUE NOUS N’AVONS PAS ENCORE PERDU »
DE L’ANTHROPOCÈNE À L’EDEN*

78 rue Amelot, 75003, Paris

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Avec, entre autres, des travaux de :
Stephan Barron, Isabelle Hayeur, Sonja Hinrichsen, Jacob Hurwitz Goodman & Daniel Kelle, Laura Kurgan & Mark Hansen (documentaire d’exposition), Almagul Menlibayeva et Yapci Ramos.

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Dès 18h, à l’occasion de ce VIDEO FOREVER, Paul Ardenne présentera et dédicacera son dernier ouvrage, Un Art écologique – Création plasticienne et anthropocène (postface de Bernard Stiegler ; Le Bord de l’eau, 2018).

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“Ce monde que nous n’avons pas encore perdu”

L’actuel enjeu écologique est majeur. À travers lui est engagée la survie de l’espèce humaine sur la Planète. À travers lui, sans ménagement, se pose la question du maintien ou non de cette même espèce humaine au sein de la « Terre Mère », si possible dans des conditions non-apocalyptiques. Lutter contre le désastre environnemental ? C’est entendu : il le faut, et maintenant. Que peut l’art, dans cette partie ? Rien, ou si peu. Entendons, rien ou très peu en termes d’efficacité concrète.

D’un côté du ring, l’art – une affaire de poésie, de ressenti esthétique, un répertoire de formes plastiques et d’élaborations sensibles. De l’autre côté de ce même ring, la réalité écologique à l’ère, dit le prix Nobel de Chimie Paul Jozef Crutzen, de l’« anthropocène » – à savoir l’émission ininterrompue des Gaz à Effet de Serre (GES), la pollution atmosphérique qui en découle, le pillage continué des ressources naturelles, la déforestation à grande échelle, la montée du niveau et l’acidification graduelle des océans, l’effondrement de la biodiversité, sur fond de réchauffement climatique. N’en jetez plus.

Contre cette déferlante de calamités prospérant de l’irresponsabilité humaine, l’art ne saurait être une panacée que dans la mesure où il vient décalquer cette décision ultime, désespérée et orgueilleuse, ne pas abdiquer. Toute situation fatale, tant qu’à faire, gagnera à être vécue dans le déploiement de cette fatalité et, au creux de celle-ci, dans la quête des interstices où trouver des parades, des occasions de se sauver, de l’amour, de l’espoir, de la beauté. L’anthropocène est là ? L’Eden aussi, dans sa configuration minimalisée mais préservée, sous condition d’aller le chercher. Après quoi un autre temps viendra, celui de faire prospérer les graines sauvées de l’Eden et de replanter le champ du monde.

Ce VIDEO FOREVER, propice à l’aveuglement volontaire et à la foi du charbonnier (mais tant pis : plutôt idéalistes que déjà morts, selon une formule de l’artiste anglais Gustav Metzger, récemment disparu), entend se présenter comme un conte d’hiver avec un “happy end”. L’effet de l’esprit de Noël ? Plutôt, le signe d’une farouche envie de vivre l’Eden malgré tout, encore et encore, n’en resterait-il que les scories, en s’extrayant de la cendre et pour frayer avec la lumière, même blafarde.

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