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VIDEO FOREVER 35 *RÉSISTANCES À LA MARGE*

MARDI 22 MAI À 19H
VIDEO FOREVER 35 *RÉSISTANCES À LA MARGE*
22 rue Visconti, 75006, Paris

Dans le cadre de l’exposition TALKING ABOUT A REVOLUTION, conçue par Paul Ardenne, Visconti22 et VIDEO FOREVER ont le plaisir de vous inviter à la projection
VIDEO FOREVER 35 *RÉSISTANCES À LA MARGE*

L’artiste, la solitude, la résistance

Avec des vidéos de Volkan ASLAN, Daniel BEERSTECHER, Regina Jose GALINDO, Ali Kazma, Luc MATTENBERGER, Frank SMITH, Alicia MERCY, Guendalina SALINI, Khway SAMNONG, Sarah TROUCHE, Tabita REZAIRE & Miguel Angel RIOS.

Solitude et résistance ne font pas forcément bon ménage, la résistance efficace est plutôt du côté du groupe, de la phalange organisée. L’artiste, sauf à opter pour la création en collectif, ou de nature participative, est le plus clair du temps un ouvrier isolé ou qui peut le devenir, emporté dans et par sa propre expérimentation créatrice, parfois bientôt muré en elle, retranché dès lors de la sphère de l’activisme social.

Une résistance solitaire est-elle possible ? La création vécue comme résistance à l’ordre établi, quel qu’il soit, est-elle soluble dans les grands mouvements d’opposition politiques ou éthiques ? Le créateur est porteur d’une « micropolitique », or celle-ci peut-elle être efficace au-delà du cercle restreint de sa propre personne ?

Toute création d’essence artistique est une « résistance » si l’on admet que créer, c’est changer l’ordre du monde. C’est parce que le monde n’est pas celui que nous attendons que nous y ajoutons une création de notre main. En cela, créer c’est résister au monde tel qu’il est, en le modifiant par l’apport de l’œuvre d’art. Il est bien entendu, ici, qu’on désigne une « résistance » qui est d’abord intime avant d’être sociale. L’œuvre d’art, ici, signe ma capacité à ne pas me laisser submerger par la réalité et, de concert, elle témoigne de la prise que je puis avoir sur cette dernière, dont, dans cette réalité générale, ma propre réalité.

Solitude donc plénitude. La création solitaire, c’est-à-dire voyant l’artiste développer en lui-même son projet artistique, est un facteur garant de plénitude, prodigue d’un état de bienfait ou de bonheur que les créateurs connaissent bien. Créer est difficile, épuisant souvent. La dynamique créative et la pulsion à la plénitude, cependant, motivent l’existence, satisfont le désir, épanouissent le vouloir-vivre, transportent le corps à la manière de la passion amoureuse, avec le même élan positif. Cette dynamique créative est un projet, elle tend à une concrétisation de l’œuvre d’art qui est pour le créateur un témoignage de son potentiel accomplissement vital. Résister, en fait, se vit d’abord en solitude. En se donnant à soi-même, à ses inflexions propres et à ses tensions intimes dans un élan de désir.

Avant de résister à quoi que ce soit, en fait, le créateur artistique doit se donner sans résistance à son projet. Si désir de résistance il a, ce désir ne saurait s’exaucer et se satisfaire sans le préalable du don de soi à soi. De la micropolitique vers la macropolitique, en somme, et pas le contraire.

Présentation de Paul Ardenne, Barbara Polla & Nicolas Etchenagucia
Réservation auprès de barbara.s.polla(a)gmail.com.

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TALKING ABOUT A REVOLUTION AU 22VISCONTI

“Talking About A Revolution” , l’exposition, emprunte son titre à une célèbre chanson de Tracy Chapman. Parler de la révolution, donc, à défaut de la faire. Les artistes conviés à exposer au22Visconti en ce mois de mai2018, cinquante ans donc exactement après Mai68, ne sont pas tant des révolutionnaires, des activistes, que des “irréconciliés”. N’ayant pour la plupart aucune illusion quant à la durabilité du capitalisme et de son système d’exploitation planétaire, ils expriment cependant l’espérance d’un mieux-disant politique et social tout en restant des témoins vigilants. Ayant connu Mai68 ou pas, ils ont soin d’éviter les postures ancien combattant ou héros de la liberté chérie et privilégient en lieu et place un comportement ainsi qu’une création “concerned” , comme disent les Anglo-saxons – préoccupée.

En savoir plus, ici

Mai 68, et puis quoi ?

Pour lire la suite du texte paru dans inter ART ACTUEL 129, cliquer ici

Festival Imagine : 1968 – 2018, demain au Centre Pompidou

Samedi 28 avril à 15h20 – Session / Artistes & contestation / Paul Ardenne, historien de l’art ; Gérard Fromanger, peintre ; Camille Louis, artiste et philosophe

Centre PompidouÉvénement public et gratuit

Plus d’informations, ici

Ce que les fondations font à l’art contemporain

Avec Philippe Régnier, critique et directeur de la nouvelle revue The Art Newspaper Daily et Paul Ardenne, historien d’art à l’université d’Amiens, commissaire, auteur de “Heureux, les créateurs ? : l’art à l’âge postmoderne: ses amis, ses faux amis, ses ennemis” (déc. 2016).

Il y a une connivence entre un système qui veut une représentation somptuaire de sa puissance, et des acteurs qui sont les livreurs de cette puissance sur le plan de l’apparence. Ainsi se construit une dynamique symbolique à l’avantage du privé.

Fonds Hélène et Edouard Leclerc à Landerneau, La Maison rouge du collectionneur Antoine de Galbert, héritier du groupe Carrefour, fondation Louis Vuitton à Boulogne, fondation Lafayette Anticipations et Collection Pinault qui ouvrira l’an prochain: quelles sont les conséquences de la montée en puissance du domaine privé dans le monde de l’art?

C’est la meilleure et la pire des choses. Il faut faire extrêmement attention: certains artistes conserveront la mainmise sur la création de l’œuvre. D’autres se laisseront aller à une reconnaissance vite gagnée

Si elles font beaucoup parler d’elles, qu’est-ce qui se joue de manière plus souterraine dans cette montée en puissance du privé ? Cohabitent-elles ou concurrencent-elles les grandes institutions publiques ?

En savoir plus, ici

L’architecture du XXIe siècle peut-elle réinventer l’école ?

Pour accéder au pdf de l’article paru dans ArchiStorm #90, cliquer ici

Jeudi 15 mars au 22 Visconti

VIDEO FOREVER 35
*IN THE SCREENING ROOM OF MY SLEEPING BRAIN*
Thursday, March 15 – 7 pm
22 rue Visconti, 75006, Paris

VIDEO FOREVER with Point Contemporain
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While breathing,
we touch this world.

While dreaming,
we create this world.

Noritoshi Hirakawa, 2017.

Dreams keep us busy night and day. There are many diverse ways to sleep and to dream, or not to sleep and to dream. Insomniacs, sleepwalkers, dreamers… we all design the world: dreaming indeed is not (only) an escape or a way to live another life, the life we can’t or won’t live — no, dreaming is an intense activity of sampling, recalling, organizing the millions of images that every day we accumulate in our « screening room ». Deconstruction of stored images, reconstruction of novel realities, creation of surreal, hyperreal images: in the screening rooms of our sleeping brains, movies get produced and forgotten at incomparably faster fate than in Hollywood… Moving dreams become moving images: form science to art. Video art. Moving art.

Those who can still dream do not sleep any more (mounir fatmi). We don’t sleep, we dream !

Join our dreams… with videos by Louidgi Beltrame, Véronique Caye, mounir fatmi, Clare Langan, Lucy Lindsey, Ruth Lingford, Virgile Novarina, Julia Charlotte Richter,  Lily Scherlis, Ornela Vorpsi and more

Thanks to : François Bonenfant ; Janet Biggs ; Philippe Jousse, Jousse Entreprise ; Marcel Marette ; Matt Saunders ; Valérie Toubas et Daniel Guionnet, Point Contemporain ; Les Vitelloni, Paris ; Visconti 22.