Category Archives: Art contemporain

“ASCESE ET PERFORMANCE ENTRETIEN ENTRE ABRAHAM POINCHEVAL ET PAUL ARDENNE”

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Abraham Poincheval, Œuf, Palais de Tokyo, 2017. Photo : AFP

“À l’occasion de la Biennale d’art de Lyon, cet automne 2019, Abraham Poincheval présente Marche sur les nuages !, une création à la fois athlétique, imaginative et poétique : l’artiste, accroché sous une montgolfière, arpente le ciel en flâneur de l’air. Paul Ardenne s’entretient ici de son entreprise artistique, relancée en solitaire depuis 2010, après plusieurs années de collaboration avec Laurent Tixador.”

Inter, art actuel n° 134, “Sérendipité”, janvier 2020

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VIDEO FOREVER 43 – Demain à la Cité Fertile

VIDEO FOREVER 38 « CE MONDE QUE NOUS N’AVONS PAS ENCORE PERDU »

Ou comment l’art tente d’inverser le rapport actuel entre culture dépressive de l’anthropocène et aspiration bienheureuse à l’Eden.

Natura Loci en Haute-Gaspésie

Natura Loci, la « nature du lieu » : ces deux termes mariés renvoient par analogie au concept de Genius Loci, de « génie du lieu ». Tout comme chaque lieu, chaque endroit, chaque place ont leur « génie » propre, propice à les distinguer, il en va de même pour ce qui est de leur « nature ». S’intéresser à la « nature » du lieu (plus qu’à son « génie » réel ou supposé) suppose toutefois que l’on s’éloigne du préjugé et de toute approche sublimée. Pour se concentrer, au plus près, sur le lieu lui-même : ses spécificités multiples, son paysage, son cadre de vie, sa population.

« Natura Loci »– l’exposition – prend place au creux d’un village de Haute-Gaspésie, Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, signalé par son caractère fort.

La Haute-Gaspésie, territoire dur, malmené par le climat, est un univers où la vie s’enracine avec ferveur mais aussi avec difficulté. Un tiers des habitants, depuis trente ans, ont quitté Sainte-Madeleine, bourgade typique de la vie gaspésienne et de ses rigueurs. Si l’activité économique y demeure notoire (bûcherons, sciage du bois, chasse, pêche, tourisme), elle n’est pas sans connaître des aléas et des tensions, au risque de la déshérence. Ce territoire, loué volontiers pour sa beauté supérieure (la « nature » y est triomphante, sauvage, omniprésente), est un rocher auquel l’homme s’accroche de haute lutte. Ici plus qu’ailleurs, il ne faut pas se suffire du « paysage » mais, plus intensément, le vivre, l’expérimenter.

Avec « Natura Loci », le Magasin Général Studio international en création multidisciplinairede Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine met en valeur les créations plasticiennes de trois artistes en résidence, en amont de l’exposition elle-même, Patrick COUTU,Michel DE BROINet Séverine HUBARD, deux Canadiens et une Française donc, pour les convier à travailler à partir du territoire local. Une invitation a également été faite à l’artiste new-yorkaise Janet BIGGS, récente lauréate d’un Guggenheim Award, afin de présenter sa vidéo Warning Shot, une alerte contre le réchauffement climatique et la dégradation environnementale qui affecte notre Planète.

La nature, le paysage, le présent, la mémoire, la vie matérielle, tout ici est prétexte à création, à « artialisation », au terme d’une période de proximité mettant l’artiste au contact du lieu et de ses habitants. Les artistes invités (à l’exception de Janet Biggs, dont le propos est plus universel, quoique non désolidarisé des problèmes que connaît la Haute-Gaspésie) œuvrent à partir du contexte local et en fonction de celui-ci. Une interrelation entre la création et le lieu est attendue, justifiant le principe de la résidence. L’art échange avec l’environnement gaspésien, et vice-versa.

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VIDEO FOREVER 35 *IN THE SCREENING ROOM OF MY SLEEPING BRAIN*

Jeudi 15 mars au 22 Visconti

VIDEO FOREVER 35
*IN THE SCREENING ROOM OF MY SLEEPING BRAIN*
Thursday, March 15 – 7 pm
22 rue Visconti, 75006, Paris

VIDEO FOREVER with Point Contemporain
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While breathing,
we touch this world.

While dreaming,
we create this world.

Noritoshi Hirakawa, 2017.

Dreams keep us busy night and day. There are many diverse ways to sleep and to dream, or not to sleep and to dream. Insomniacs, sleepwalkers, dreamers… we all design the world: dreaming indeed is not (only) an escape or a way to live another life, the life we can’t or won’t live — no, dreaming is an intense activity of sampling, recalling, organizing the millions of images that every day we accumulate in our « screening room ». Deconstruction of stored images, reconstruction of novel realities, creation of surreal, hyperreal images: in the screening rooms of our sleeping brains, movies get produced and forgotten at incomparably faster fate than in Hollywood… Moving dreams become moving images: form science to art. Video art. Moving art.

Those who can still dream do not sleep any more (mounir fatmi). We don’t sleep, we dream !

Join our dreams… with videos by Louidgi Beltrame, Véronique Caye, mounir fatmi, Clare Langan, Lucy Lindsey, Ruth Lingford, Virgile Novarina, Julia Charlotte Richter,  Lily Scherlis, Ornela Vorpsi and more

Thanks to : François Bonenfant ; Janet Biggs ; Philippe Jousse, Jousse Entreprise ; Marcel Marette ; Matt Saunders ; Valérie Toubas et Daniel Guionnet, Point Contemporain ; Les Vitelloni, Paris ; Visconti 22.

Les Conférences de la Cambre

Le devenir des artistes contemporains ? Bien des indices – esthétiques, marchands, symboliques – informent d’un glissement notoire vers la soumission. Que comprendre ? L’emprise du lieu commun, du cliché, de la réactivité émotionnelle de masse, le tout démultiplié et magnifié par des médias serviles essentiellement soucieux de promotion marchande, finit par générer des créateurs sans qualité toujours plus nombreux. Avec des œuvres en rapport, standardisées, conformistes en diable, profilées pour l’intégration, au pouvoir critique nul.

Est-ce un problème ? Non si l’on considère que la vocation de la culture est de fournir un décor à nos modes de vies, sur le mode de l’accompagnement gratifiant. Oui, en revanche, si quelque chose en nous se cabre au vu de ce qu’est devenu notre monde au registre de l’humanisme, un prodigieux ratage collectif.

En savoir plus sur la conférence, ici