Category Archives: Conférences

Alerte et soin à notre environnement : conférence demain @ Topographie de l’art

Vendredi 7 Juillet à 18h
conférence à 18h, apéritif à 19h30
Conférence / Conversation avec Janet Laurence, Nathalie Blanc et Paul Ardenne

Alerte et soin à notre environnement : la place de l’art

Dans le cadre de l’exposition WARNING SHOT, Barbara Polla propose une conférence-conversation-débat avec, autour de l’artiste australienne Janet Laurence et en conversation avec elle, Nathalie Blanc et Paul Ardenne.

Nathalie Blanc est chercheur au CNRS et auteure du premier ouvrage de référence sur l’art écologique publié en langue française, Écoplasties (2010, Manuella éditions, en collaboration avec Julie Ramos), dans lequel on trouve déjà un entretien avec Janet Laurence.

Paul Ardenne, historien de l’art et auteur d’Un Art Écologique, création plasticienne et anthropocène (2018, Actes Sud) qui réunit en quelques 400 pages plus de 300 artistes, dont Janet Laurence, et dont l’auteur parlera pour la première fois.

Janet Laurence est depuis longtemps l’une des figures artistiques de proue de l’art de ressuscitation du monde et, en particulier, du monde sous-marin, comme en témoigne l’œuvre Resuscitation of the Reef. Janet Laurence associe science, médecine, architecture, vidéos, vestiges, emprunts aux Musées d’Histoire naturelle du monde et toute une alchimie qui lui est propre pour créer des hôpitaux « nouvelle vague » pour les coraux et d’autres espèces marines en voie de disparition. Son art est sa réponse personnelle à l’angoisse environnementale qui nous étreint tous.

Pour en savoir plus sur la conférence, cliquer ici.

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L’art écologique demain au Festival de l’histoire de l’art

Conférence Samedi 3 juin, de 16 h à 17 h
Château de Fontainebleau, Quartier Henri IV

L’art écologique

La notion de nature, depuis les années 1960, est l’objet de nombreuses variations. L’approche conventionnelle, fondée sur la notion de lieu, suscite le travail in situ (Land Art, Earthworks), là où l’approche écologique induit une mutation de l’œuvre d’art. Le souci environnemental, la naissance puis l’affrmation d’un art militant voient redéfni le rapport à la nature comme objet d’art. Non plus l’homme et la nature mais la nature dans l’homme.


Conférence dans le cadre du Festival de l’histoire de l’art, festival conçu comme un carrefour des publics et des savoirs car il propose gratuitement pendant trois jours conférences, débats, visites, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres au sein du château ainsi que dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau, à Avon et à Milly-la-Forêt. Événement convivial et ouvert, la manifestation a pour ambition de rassembler tous les publics, amateurs et professionnels.

Plus d’informations, ici.

La performance, un genre inusable ? Paul Ardenne à Saint-Pétersbourg

 Vendredi 2 mai 2017
Colloque performance à Saint-Pétersbourg

Hugo Ball lors de sa performance Karawane au Cabaret Voltaire (1916)

La performance, un genre inusable ?

Paul Ardenne

La performance, genre artistique apparu avec le dadaïsme, fête aujourd’hui ses cent ans. Un bilan centenaire s’impose. Celui-ci permet de dégager les formes diverses de la performance, à la fois répétitives, ritualisées et en évolution, ainsi que la pertinence ou non d’une pratique aujourd’hui amplement récupérée, alimentant tant et plus l’économie du « spectacle ». Avec cette conséquence : l’apparition de modes parallèles, subversifs, violents parfois, au dessein contre-culturel : indigénisme latino-américain, anti-autoritarisme dans les états forts, actions de type « TAZ » (« Zone d’Autonomie Temporaire »). Un inventaire plus varié qu’il n’y paraît.

Pour lire l’intégralité du texte, cliquer ici

CORPS À L’ŒUVRE, ce soir à la MEP

Conférences – CORPS À L’ŒUVRE

Mercredi 17 mai de 18h30 à 22h
Maison Européenne de la Photographie, 5/7 Rue de Fourcy – 75004 Paris

Le mercredi 17 mai de 18h30 à 22h, vous êtes gracieusement convié/e/s à une soirée de conférences à la Maison Européenne de la Photographie, autour des artistes Martial Cherrier et Barbara Luisi, et du duo Mylène Benoît & Frank Smith.

La première partie sera consacrée au thème du Temps, sculpteur du corps, autour des oeuvres de Martial Cherrier (qui expose en ce moment à la MEP, « Body Ergo Sum ») et de Barbara Luisi, photographes qui ont exploré, chacun à sa manière, les effets du vieillissement sur leur propre corps ou sur le corps de l’autre. Françoise Gaillard, philosophe et critique d’art, est, entre autres, une spécialiste de la question de la quête de la beauté, ayant contribué le volume sur le Futur au grand ouvrage publié par Gallimard et intitulé 100.000 Ans de Beauté.

La deuxième partie a pour thème Le corps de l’autre—la danse de l’autre, et s’organise autour de l’exposition DANCE WITH ME VIDEO et plus spécifiquement du duo créé par Mylène Benoit & Frank Smith pour Concordanses et de leur spectacle Coalition actuellement en tournée. Paul Ardenne, historien de l’art, créateur, entre autres, du concept de Corpopoétique, abordera la question de la relation au corps de l’autre dans la danse, en se basant sur la manière dont la vidéo et le film explorent cette relation. Des extraits de vidéos de Pilar Albarracin, Elena Kovylina, Arnold Pasquier & Lee Yanor seront montrés.

Pour en savoir plus sur le déroulé de la soirée, cliquer ici

LE CORPS À L’OEUVRE – conférence à la MEP – SAVE THE DATE !

Le mercredi 17 mai, à la Maison européenne de la photographie, dans le cadre d’un ensemble d’exposition sur le corps, vous êtes gracieusement convié/e/s à une soirée de conférences, autour des artistes Martial Cherrier et Barbara Luisi, et du duo Mylène Benoît & Frank Smith.

La première partie sera consacrée au thème du Temps, sculpteur du corps, autour des oeuvres de Martial Cherrier (qui expose en ce moment à la MEP, « Body Ergo Sum ») et de Barbara Luisi, photographes qui ont exploré, chacun à sa manière, les effets du vieillissement sur leur propre corps ou sur le corps de l’autre. Françoise Gaillard, philosophe et critique d’art, est, entre autres, une spécialiste de la question de la quête de la beauté, ayant contribué le volume sur le Futur au grand ouvrage publié par Gallimard et intitulé 100.000 Ans de Beauté.
©Martial Cherrier


La deuxième partie a pour thème Le corps de l’autre—la danse de l’autre, et s’organise autour de l’exposition DANCE WITH ME VIDEO et plus spécifiquement du duo créé par Mylène Benoit & Frank Smith pour Concordanses et de leur spectacle Coalition actuellement en tournée. Paul Ardenne, historien de l’art, créateur, entre autres, du concept de Corpopoétique, abordera la question de la relation au corps de l’autre dans la danse, en se basant sur la manière dont la vidéo et le film explorent cette relation.

©Coalition – Mylène Benoit / Frank Smith

On reprend

Un corps. Et la poésie dedans. Et inversement. Et inversement dedans dehors. Et inversement dehors dedans. Et comment un corps ? Qu’est-ce ça veut dire, avoir un corps ? Et comment il agit, un corps ? Et que peut-il, un corps ? Corps qui peut, corps qui bouge, corps qui rythme, et corps qui erre, comment ? Mobile, nomade selon quelles migrations et en ligne pour quels projets ? Et inversement : corps nomade selon quelle ligne et en migrations pour quels projets ? Des os et de la viande, comment ils agissent ? Des os et de la viande et le pouvoir en place, comment ? Le pouvoir qui cherche toujours à fixer, à incarcérer, à dominer, et le pouvoir qui se dissémine, comment ? Et la poésie là-dedans ?

Lire la suite du texte de Frank Smith, ici.
Pour en savoir plus sur le déroulé de la soirée, cliquer ici.
Et si vous souhaitez une invitation merci de contacter : barbara.s.polla(at)gmail.com

*VIDEO FOREVER 33* – ANIMAL DEATH

May 3rd, 7:30pm
Musée de la Chasse et de la Nature

Introduction : Claude d’Anthenaise – Conference : Barbara Polla & Paul Ardenne

With Katja Aglert, Véronique Caye, Georges Franju, Julia Ghita, Mihai Grecu, Pauline Horovitz, Signe Johannessen, Ali Kazma, Merve Kaptan, Erik Levine, Lucy & Jorge Orta, Tiziana Pers, Lucie Plumet, sintacti-k, Jeanne Susplugas.

Free Entrance. Registration mandatory : reservation@chassenature.org.

Just two years ago, in this same hunting and nature museum, Musée de la Chasse, we presented the 23rd session of VIDEO FOREVER, dedicated to the theme of death. A summary of the session can be found on the VIDEO FOREVER blog. We showed, among other things, a film by Raphaëlle Paupert-Borne about the illness and death of her daughter, whom she lost to cystic fibrosis at the age of 4 or 5. Everybody stayed to watch it in its entirety. It is a beautiful film. During the session, we also showed Ali Kazma’s film Slaughterhouse. It, too, is a beautiful film. In it, we witness animals dying in a kosher slaughterhouse in Istanbul. At least twenty people left the room.

Claude d’Anthenaise later proposed we organize a session dedicated specifically to the theme of animal deaths. And we asked ourselves: how is it that the death of this little girl was watchable but the animal deaths were not? There are likely several reasons for this. First, the death of the little girl was inevitable while that of the animals was imposed on them. But forced death does not systematically cause spectators to flee from the cinema – far from it. One might reply to this counter-argument that in war movies, men do not really die – but in war, yes, they do really die, just like animals at the slaughterhouse. Another assumption we may make to justify this differential sensitivity would be the question of innocence. All of us would need a kind of “protectorate of innocence.” Since humanity has lost all innocence as of a century ago, – we now realize that human beings are capable of the worst, overwhelmingly so – perhaps children, who are future adults, have also lost their innocence in our eyes. Perhaps animals now represent a kind of “natural reserve of innocence” that we should not tamper with. No matter that animals kill one another; they would nonetheless be exempt from the possibility of evil.

We therefore set out to research the best way to approach this theme, avoiding whenever possible that spectators leave from the outset – and although the artists’ videos assembled for this program do not provide answers to the fundamental questions we ask ourselves about animal deaths, they do allow us to more deeply explore the questions asked, including, among others:

* Is whatever makes us “mortal” beings – the consciousness of our death, both as individuals and as a species (human) – shared by animals? Are animals conscious of their own death – of death itself – in the same way men are?

* In representations that aspire to make us feel such a consciousness, how much of what we feel is “projection”? (This question is particularly apt in relation to video art..)

* Why do contemporary artists not represent animal deaths that occur naturally, even though animals die of natural causes? Why don’t they represent deaths that result from animals killing one another?

* Does the movement, at times fanatical, to prevent animals from dying correspond to the desire to prevent human death – and, faced with the impossibility of doing so, to a kind of détournement?

* What about rituals and ritualizations of death?

* Why would classic hunting images, which were, and still are, considered “beautiful” (see images in this museum) be maligned – or why are they –, insofar as they are contemporary?

* What do artists who deal with the subject of animal deaths tell us about our own relationship to death?

This program was conceived while keeping several themes in mind: deaths from natural causes; the question of conscience; ways of representing slaughterhouses, including choreography; hunting, fishing, and eliminating animals harmful to agriculture; tributes to endangered animals; the potential beauty in representations of death.

Thanks to Annie Aguettaz (Images-Passages), Janet Biggs, Camille Goujon, Laurie Hurwitz, Ida Pisani (Prometeo Gallery).

Il y a exactement deux ans, en ce même musée de la Chasse et de la Nature, nous présentions la 23ème session de VIDEO FOREVER, dédiée au thème de la mort. Vous pouvez en trouver la reprise vidée sur le blog de VIDEO FOREVER. Nous avions montré, entre autres, un film de Raphaëlle Paupert-Borne sur la maladie et la mort de sa propre petite fille, décédée de mucoviscidose à l’âge de 4 ou 5 ans. Vous étiez tous restés regarder. C’était un beau film. Dans le déroulé de la séance, nous avions également montré le film Slaughterhouse de Ali Kazma. C’est aussi un beau film. On y voit les animaux mourir dans un abattoir kasher à Istanbul. Au moins vingt personnes avaient quitté la salle.

Claude d’Anthenaise nous a alors proposé d’organiser une séance spécifiquement dédiée au thème de la mort des animaux. Et nous nous sommes interrogés : comment se fait-il que la mort de la petite fille soit regardable, et celle des animaux ne le soit pas ? Il y a probablement de multiples raisons à cela. D’abord, la mort de la petite fille est une fatalité, celle des animaux est infligée. Mais la mort infligée ne fait pas systématiquement fuir les spectateurs du cinéma, loin de là. On pourrait répondre à ce contre-argument que dans les films de guerre les hommes ne meurent pas vraiment – mais à la guerre, oui, ils meurent vraiment, comme à l’abattoir.
L’une des hypothèses émises pour expliquer cette sensibilité différentielle serait la question de l’innocence. Nous aurions tous besoin d’une sorte de « protectorat de l’innocence ». L’humain ayant depuis le siècle dernier perdu toute innocence – nous savons désormais qu’il est capable du pire, massivement – peut-être que l’enfant, futur adulte, a lui aussi perdu de son innocence à nos yeux. Peut-être que les animaux représentent désormais pour nous une sorte de « réserve naturelle d’innocence » à laquelle nous ne devrions pas toucher. Peu importe que les animaux se tuent entre eux, ils n’en seraient pas moins exemptés de la possibilité du Mal.

Nous nous sommes alors mis à la recherche de la meilleure manière d’aborder ce thème, en évitant dans toute la mesure du possible que les spectateurs ne quittent la salle d’entrée de jeu — et si les vidéos d’art réunies dans la programmation proposée ne vont pas apporter de réponse aux questions fondamentales que nous nous posons à propos de la mort des animaux, elles vont nous permettre d’approfondir les questions posées, qui sont, entre autres :

*Ce qui fait de nous des êtres « mortels » – la conscience de notre mort en tant qu’individus et en tant qu’espèce (humaine) – est-elle partagée par les animaux ? Les animaux ont-ils conscience de leur mort – de la mort – de manière similaire aux hommes ?

*Dans les représentations qui visent à nous faire ressentir une telle conscience, quelle est la part de « projection » ? (une question particulièrement adéquate quand il s’agit de vidéos…)

*Pourquoi les artistes d’aujourd’hui ne représentent-ils pas la mort naturelle des animaux, quand bien même les animaux meurent de mort naturelle ? Pourquoi ne représentent-ils pas la mort que les animaux se donnent entre eux ?

*La volonté parfois forcenée d’annuler la mort des animaux répond-elle du désir d’annuler la mort humaine – et devant l’impossibilité de ce faire – à une sorte de détournement ?

*Qu’en est-il des rituels, des ritualisations de la mort ?

*Pourquoi les images classiques de chasse qui étaient et sont encore considérées comme « belles » (voir les images du musée) seraient-elles – ou sont-elles – aujourd’hui décriées, dans la mesure où elles sont contemporaines ?

*Que nous disent les artistes qui travaillent sur la mort des animaux de notre propre rapport à la mort ?

La programmation elle-même a été conçue par thèmes : la mort naturelle ; la question de la conscience ; les représentations de l’abattoir, incluant la chorégraphie ; la chasse, la pêche, et l’élimination des animaux nuisibles à l’agriculture ; les hommages aux animaux en voie de disparition ; la possible beauté des représentations la mort.

Merci à Annie Aguettaz (Images-Passages), Janet Biggs, Camille Goujon, Laurie Hurwitz, Ida Pisani (Prometeo Gallery).

Entrée libre. Inscription indispensable à l’adresse suivante reservation@chassenature.org.

Rencontre-Conversation avec Paul Ardenne et Orsten Groom

Au 24Beaubourg, Mardi 25 Avril, 18h

Dans le cadre de l’exposition de peinture d’ORSTEN GROOMODRADEKdont Paul Ardenne est commissaire, nous sommes ravis de vous inviter ce mardi 25 Avril à 18h dans le grand espace du 24Beaubourg (24 rue Beaubourg, Paris 75003, Métro Rambuteau).
L’exposition dure jusqu’au 2 Mai.

« Orsten Groom capte l’œil du spectateur par ses tableaux libres d’expression, chargés de signes et de couleurs, aux puissants accents expressionnistes. Des « fatras », comme le dit l’artiste. Attention cependant, le style en apparence débridé cache ici une érudition assumée, qui se décèle en filigrane, sous la première couche du visible. Car Orsten Groom, au plus loin du débraillé, peint en vérité de manière encyclopédique, par accumulation de références. Chaque avancée, chaque gure posée dans le tableau en appelle une autre, implique des recherches complémentaires, structure la pensée, accroît la connaissance. .» (Paul Ardenne)

Suivront également dans la semaine:
– Vendredi 28 Avril à 18h : Conversation entre Orsten Groom et André Markowicz (traducteur et poète).
– Samedi 29 Avril à 17h : Conversation entre Orsten Groom et Vincent Corpet (Peintre)
– Lundi 1er Mai à 18h : Concert du Duo Arlt pour la fête du travail

Le finissage de l’exposition aura lieu Jeudi 2 Mai en présence de Paul Ardenne.

Pour en savoir plus, cliquez ici.