Master Class #3 : Repenser la culture à l’ère de l’anthropocène par Paul Ardenne

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Un cycle de trois masterclasses proposé par le musée d’art contemporain dans le cadre de son programme hors les murs 2020

Master Class #3 : Repenser la culture à l’ère de l’anthropocène
par Paul Ardenne
19 février 2020 | 18:30 – 20:00

Les Halles du Faubourg – Lyon
10 Impasse des Chalets
69007 Lyon

Renseignements et inscriptions

L’objet de ces trois rencontres est de définir ce que devient la création à l’ère (advenue mais contestée dans sa désignation) de l’anthropocène. Comment le champ de l’art réagit-il à l’accentuation de la pollution, à l’effondrement de la biodiversité, au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources qui font chaque jour à présent la une de l’actualité ? Plus largement, comment l’univers habité – à travers l’architecture et l’urbanisme – s’inscrit-il dans le défi de la dépollution, avec quels discours, quels moyens et quelle crédibilité ? L’éthique, plus que jamais, est à l’ordre du jour, contredite en termes d’effectivité par la furie destructrice de l’économie globale. Et au-delà du changement en cours, il convient d’évaluer le potentiel culturel de l’engagement écologique actuel.

Master Class #2 : Repenser la culture à l’ère de l’anthropocène par Paul Ardenne

Capture d’écran 2020-02-05 à 13.06.41

Un cycle de trois masterclasses proposé par le musée d’art contemporain dans le cadre de son programme hors les murs 2020

Master Class #2 : Repenser la culture à l’ère de l’anthropocène
par Paul Ardenne
12 février 2020 | 18:30 – 20:00

Les Halles du Faubourg – Lyon
10 Impasse des Chalets
69007 Lyon

Renseignements et inscriptions

L’objet de ces trois rencontres est de définir ce que devient la création à l’ère (advenue mais contestée dans sa désignation) de l’anthropocène. Comment le champ de l’art réagit-il à l’accentuation de la pollution, à l’effondrement de la biodiversité, au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources qui font chaque jour à présent la une de l’actualité ? Plus largement, comment l’univers habité – à travers l’architecture et l’urbanisme – s’inscrit-il dans le défi de la dépollution, avec quels discours, quels moyens et quelle crédibilité ? L’éthique, plus que jamais, est à l’ordre du jour, contredite en termes d’effectivité par la furie destructrice de l’économie globale. Et au-delà du changement en cours, il convient d’évaluer le potentiel culturel de l’engagement écologique actuel.

Ecoutez le Podacast – Au gré du Ground
La création, arme de protection massive du vivant
avec Joan Pronnier, Paul Ardenne et Thierry Boutonnier

“HUMANIMALISMES” | Vernissage vendredi 7 février

Robert Gligorov, King Fish – détail – 1998 – capture d’une performance live, photo Cibachrome sur aluminium. © Courtesy de l’artiste et d’Aeroplastics, Bruxelles.

Vernissage Vendredi 7 février 2020 à 18h – 21h
Performance dans le cadre du vernissage de Polina Dubchinskaia
Exposition du 8 février au 4 avril 2020
Topographie de l’Art – 15 rue de Thorigny, 75003 Paris

La convocation artistique de l’animal, de plus en plus intense dans le champ de l’art postmoderne, a une raison d’être « identifiante » : l’animal, à sa façon particulière, porte un peu de notre mystère d’humain, « son-corps », en une proportion délicate à établir, est « mon-corps ». Le « devenir animal » (Gilles Deleuze), selon une logique anti-cartésienne, évolue en un « devenir humain ».

L’humain, lui aussi, est un « animal ». Il dérive biologiquement du même rameau que le chien ou, en amont, que la méduse, très vieille ancêtre, au gré des accidents naturels, du « hasard » et de la « nécessité » de l’évolution, ont pu dire les biologistes François Jacob et Jacques Monod. « L’animal que donc je suis », admettait le philosophe Jacques Derrida. Comment oublier que les premières sépultures humaines cumulent ossements humains et animaux ? Que la domestication graduelle des animaux a permis et accéléré, par l’apport d’énergie qu’elle autorise, l’évolution matérielle des hommes ? Qu’il nous est arrivé à nous, humains, de nous comporter comme des « animaux », en reproduisant sans égard pour notre prochain le principe du Struggle for Life darwiniste : c’est là la thèse d’un Giorgio Agamben lorsque, évoquant les régimes totalitaires du XXe siècle, et le principe du droit du plus fort qui y prévaut, le philosophe italien décèle en ceux-ci une phase sans précédent d’« animalisation de l’humanisation » (Giorgio Agamben, Homo Sacer) ?

Une large part de notre potentiel affectif, loin de se diriger vers les humains, se destine aux animaux de compagnie, des zoos ou des réserves naturelles. L’artiste qui réquisitionne à son profit la figure de l’« animal » pour y mélanger sa propre figure d’être humain fait acte, de façon consentie, d'”humanimalité” (Michel Surya). Convoquant l’animalité, c’est aussi la pars animalis de lui-même qu’il fait remonter jusqu’à l’œuvre – en espérant que plus de sens soit donné, par le truchement de l’animal, à ce qu’il est. La stratégie humanimaliste de l’« animal-pour-l’art » est cognitive. Car « mon-corps » ne supporte pas de ne pas se connaître, de devoir supporter trop de doute. Animal, aide-moi à moins me méconnaître. (Paul Ardenne)

Artistes
Art Orienté Objet | Joseph Beuys | Tïa-Calli Borlase | Mat Collishaw | Alix Delmas | Jan Fabre | Robert Gligorov | Horst Haack | Joël Hubaut | Joachim Koester | Léa Le Bricomte | Catherine Mainguy | Joanna Malinowska | Maël Nozahic | Agnès Pezeu | Abraham Poincheval | Camille Sabatier

Dossier de presse : Humanimalismes

Image : Robert Gligorov, King Fish – détail – 1998 – capture d’une performance live, photo Cibachrome sur aluminium. © Courtesy de l’artiste et d’Aeroplastics, Bruxelles.

Trois Master Class : Repenser la culture à l’ère de l’anthropocène par l’auteur de « Un art écologique, Création Plasticienne et Anthropocène »

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L’objet de ces trois rencontres est de définir ce que devient la création à l’ère (advenue mais contestée dans sa désignation) de l’anthropocène. Comment le champ de l’art réagit-il à l’accentuation de la pollution, à l’effondrement de la biodiversité, au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources qui font chaque jour à présent la une de l’actualité ? Plus largement, comment l’univers habité – à travers l’architecture et l’urbanisme – s’inscrit-il dans le défi de la dépollution, avec quels discours, quels moyens et quelle crédibilité ? L’éthique, plus que jamais, est à l’ordre du jour, contredite en termes d’effectivité par la furie destructrice de l’économie globale. Et au-delà du changement en cours, il convient d’évaluer le potentiel culturel de l’engagement écologique actuel.

Pour les détails : ici

Et à propos d’Un art écologique : Création Plasticienne et Anthropocène ou l’art de la responsabilité :
Bien des créateurs, conscients de l’urgence d’une réplique “verte”, s’engagent et instituent de nouvelles normes d’expression, d’essence écologique. Pour changer les mentalités, pour réparer, pour refonder l’alliance avec la Terre, jusqu’à nouvel ordre notre unique zone d’habitat possible. Car l’anthropocène est là, cette ère de la vie de notre planète où les effets de l’activité humaine affectent celle-ci, en surface et dans l’atmosphère, plus que l’action tellurique. Ce qu’il faut, c’est agir, s’investir, susciter une symbolique du combat et de l’éthique. Adaptées aux exigences du développement durable, les oeuvres plasticiennes éprises d’écologie adoptent des formes inusitées : travail dans et avec la nature, développement de laboratoires, pratique du recyclage et des interventions éphémères, création collaborative et poétique de la responsabilité… L’annonce d’un âge nouveau de l’art.

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Conférence “Être vivant” lors de la 3e “Nuit des idées”, Trois-Rivières (Canada)

Jeudi 30 janvier 2020 16h-21h

Conférence Être vivant (sous condition que le Parti de la Mort nous en laisse le loisir) en ouverture de la “Nuit des idées” à l’Université du Québec galerie R3, à Trois-Rivières (Canada).

Direct : https://www.uqtr.ca/galerie.art/

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“Être vivant” : cet intitulé est taillé pour le débat. Il offre une multiplicité de développements selon qu’on l’aborde comme un constat – nous sommes vivants -, comme un exercice existentiel – comment l’on fait pour être vivant -, comme le signal aussi de la survie – le monde qui nous entoure, livré à présent à de terribles forces de destruction, est en train de s’affaiblir sinon de mourir et chacun de nous, malgré tout, y est vivant. Être vivant : comment ce prodige est-il encore possible, et ce prodige est-il appelé à durer ?

“Moto et libido: rêve d’acier”

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“II y a des livres qui vous électrisent. “Moto notre amour”, de Paul Ardenne, fait bien plus que l’éloge des grosses mécaniques : il vous embarque dans une chevauchée sauvage, écumante de foutre et d’effroi.”
Agnès Giard, LES 400 CULS

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Ghost rider 2, avec Nicolas Cage © Columbia Pictures et Marvel Enterprises

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“ASCESE ET PERFORMANCE ENTRETIEN ENTRE ABRAHAM POINCHEVAL ET PAUL ARDENNE”

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Abraham Poincheval, Œuf, Palais de Tokyo, 2017. Photo : AFP

“À l’occasion de la Biennale d’art de Lyon, cet automne 2019, Abraham Poincheval présente Marche sur les nuages !, une création à la fois athlétique, imaginative et poétique : l’artiste, accroché sous une montgolfière, arpente le ciel en flâneur de l’air. Paul Ardenne s’entretient ici de son entreprise artistique, relancée en solitaire depuis 2010, après plusieurs années de collaboration avec Laurent Tixador.”

Inter, art actuel n° 134, “Sérendipité”, janvier 2020

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