ARTY DANCING IN TEL AVIV

EDIT MYSTIKA HOSTS VIDEO FOREVER 34
*ARTY DANCING*, November 1st, 7:30 pm

EDIT MYSTIKA, DB Studios, HaAmal st 6, 2nd floor, Tel Aviv

With Janet Biggs, Sean Capone, Gilles Delmas, Gary Hill, Ali Kazma, Elena Kovylina, Clare Langan, Melanie Manchot, Erwin Olaf, Arnold Pasquier, Kathi Prosser, Joanna Malinowska, Julien Serve & Lee Yanor

Curated by Barbara Polla and Paul Ardenne

The 34th screening of VIDEO FOREVER on the theme of ARTY DANCING explores this very space of freedom, a space that becomes a playground and a laboratory, a space where thought itself becomes movement. At best, video images embody emotion. They generate and hold the gaze and memory. A gaze that takes its time, a memory that preserves it, a body that returns. Rather than an exploration of dance itself, VIDEO FOREVER ARTY DANCING focuses on how video artists treat the movement, the body in movement. Dance is distinguished from the way one generally comprehends it, most often coming from outside the world of professional dancers and choreographers… It is inside our bodies, even in our slightest movements, nearly invisible, like that of our hands dancing on the keyboard; it is in the dance of dressing in the early morning, of stripping when evening comes and of an erotic dance in the afternoon; it is in our urban displacements, which we hesitate to refer to as choreographed; it is in our rounds, our heft, our attempts at elevation; it is the underpinnings of joy, it is uncertainty, doubt, fantasy, candour. It is an immense imaginary field, a potential for gesture opened up by the paths that cross our inner world. It is a full-bodied laugh.

There is, in video art as in dancing, a possibility of bliss.

The importance of dance in human life is a global one. Considered as a sensitive movement, dance is an expression of the feeling. As an intelligible movement, dance is the expression of the thought. Dance “moves” and dance “thinks”. Even so-called “trance” dances are based on the consideration that dance is mentally structured: one moves one’s body until exhaustion not to reach the state of extreme tiredness but to reach something that goes beyond the body: our belonging to the vast movement of life, our presence in the cosmos.

Dance is one of the oldest means of communication for human beings whether among themselves or with their gods when they believe in gods. Communication is fundamental to dance: dance is a language, a body language, an esthetic language, a symbolic language. This language is a form of power, like all forms of communication: we dance to exist, to show that we exist, to argue that we exist for some specific reason. Salome dances to see the head of a man cut off, the whirling dervish dances to join the favors of God, the go-go dancer dances to raise sexual pressure.

Art has always been interested in dance. Some dances are reproduced in the ancient tombs of ancient Egypt and on the Greek red figures’ vases of the century of Pericles. Power has always been interested in dance as well: the practice of ballet was created to regulate it, to provide rules of decency to trance and sometimes even to ban it. Charleston for example was banned by the papacy at the beginning of the 20th century!

Nowadays, visual artists and especially video artists often evoke dance in their practice. In this 34th VIDEO FOREVER screening *ARTY DANCING *, artists present the body in movement with a particular background which is essential here, each artist unfolding her or his specific strategy. The purpose of showing dance is not only to exalt the movement of the body, to free or to constrain it. *ARTY DANCING * also proposes an essential reflection on the powers of the body and its strategies of existence, between affirmation of self and doubt about identity.

Due to limited seating, please confirm your attendance by e-mailing: samantha.adlerdeoliveira@gmail.com.

Thanks to In Situ Gallery, Magda Danysz Gallery, Lee Yanor, Edit Mystika, the Swiss Embassy & the French Institute of Israël.

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Conversation avec Daniel Arsham @Galerie Perrotin

Prisons contemporaines ouvrir l’architecture fermée / BLOCKBUSTER, archiSTORM 87#

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Paul Ardenne dans “Milenio”, Mexico City

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Spaceman

Paul Ardenne en résidence d’écriture au Magasin Général

L’objet de cette résidence en Gaspésie, au Magasin Général, est la rédaction d’un nouveau chapitre de Spaceman (parution La Muette, 2018).

Grand voyageur, nomade perpétuel, arpenteur de la Planète en tous sens, homme-mouvement, Paul Ardenne interroge dans cette étude inédite la relation devenue fréquemment intense entre le corps humain mobile et l’environnement perçu comme espace à traverser.

Ce séjour canadien fait suite à plusieurs séjours-traversées récents (2017) dans divers lieux où les notions d’espace et d’espace parcouru sont notoirement prégnantes, tels la steppe kazakhe, les Andes colombiennes, la surface gelée du Saint-Laurent, les hauts-plateaux mexicains, le grand Ouest nord-américain, les montagnes grecques, les déserts tunisiens et autres mesas hispaniques.

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Une histoire inimaginable que pourtant Paul Ardenne a imaginée

Belly le Ventre s’adresse aux gens du passé, c’est-à-dire aux gens d’aujourd’hui, pour leur conter une histoire qui se passe sur Terre, dans le futur. Une histoire inimaginable, que pourtant Paul Ardenne a imaginée, comme une fable sur le pouvoir et sur les hommes, lesquels, bourrés de contradictions, se veulent à la fois semblables et différents les uns des autres.

Au début était la République Unitaire: ses partisans avaient mis fin à la Querelle des Pas-Pareils. Les Mondiens devaient être tous pareils: tous pareils on ne peut pas se jalouser, se voler, se haïr. Il n’y aurait plus de violences, oh la belle vie tendre et molle! Tous pareils on n’a plus qu’à jouir de soi en étant sûr de ne pas susciter l’envie d’autrui.

Cet égalitarisme intégral n’était pas du goût de tout le monde. Les Organiques conspirèrent contre cet État monstre qui leur avait ôté leur identité. Pour l’abattre, ils se coalisèrent et créèrent la Forte Alliance des Huit Organes, la FAHO, c’est-à-dire l’alliance de ceux qui sont du Ventre, de l’Oeil, du Nez, du Cerveau, du Muscle, de l’Oreille, du Sexe et du Coeur.

Les Unitaires prétendaient, eux, qu’ils étaient de tous ces organes à la fois, des tout-en un. Belly, son nom pléonastique l’indique, est du Ventre, organe supérieur aux autres: en mangeant on peut continuer à vivre sans voir, sans sentir, sans penser, sans bouger, sans entendre, sans forniquer ou sans aimer, tandis que sans manger on ne peut tout simplement pas vivre…

La victoire de la FAHO sur la République Unitaire a d’ailleurs été acquise grâce à la stratégie guerrière des Ventriens, créer la faim: parce-que-si-tu-bouffes-pas-tu-crèves. C’est alors que l’Apartheidie Fraternelle a été fondée, la patrie des Organiques réunis, des heureux séparés, basée sur ce principe sage et pétri de bon sens: si l’on est différents, on ne vit pas ensemble:

On n’est même pas obligés de nous aimer, oh que non, on coopère si on veut et si l’on ne veut pas, eh bien on ne coopère pas. Évidente, limpide, cristalline Apartheidie que la nôtre! Séparés et amis, amis de loin plus que de près. C’est ainsi que nous sommes frères et soeurs, quelle que soit notre obédience.

Rien n’est durable en ce monde, les êtres et les choses tout comme les régimes politiques. Belly raconte ce qu’il advient de cette fraternité entre obédiences quand l’une d’elles vise à la suprématie. Ce picaro raconte aussi les moeurs de son obédience avec un vocabulaire que n’aurait pas désavoué François Rabelais ou que Jean-Marie Bigard ferait sien…

Il va de soif qu’un Ventrien comme Belly s’exprime en rotant et en pétant – pour ne pas dire davantage -, que ses propos sont de haute graisse et qu’il faut de l’estomac – et ne pas avoir les foies – pour avaler ce pavé parfois saignant. Mais la récompense est au bout du volume, dans l’épilogue, où le maître à penser du narrateur, Ptôse le bien nommé, paie de sa personne…

Francis Richard

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“HOME, POOR HOME” – ArchiSTORM #86

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