De quelques pratiques du « care » (le soin, l’éthique de la sollicitude) dans l’art du tournant du 21e siècle

En savoir plus, ici.

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*VIDEO FOREVER 40 FÉMINISMES*

 

À PARIS

14 MAI À 19H

*VIDEO FOREVER 40
FÉMINISMES*

Danysz Gallery, 78 rue Amelot 75011

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En présence d’Ozge Akbulut, finaliste du “EU Prize for Women Innovators 2019”

Avec des vidéos de Janet Biggs, Véronique Caye, Emilie Jouvet, Shelley Lake, Yapci Ramos, Guillaume de Sardes, Madiha Sebbani, Gözde Mimiko Türkkan, Julia Zastava

capture-d_ecc81cran-2018-05-09-acc80-16-04-04.pngDans le cadre de l’exposition MOVING WOMEN — et de la sortie du livre de Barbara Polla, Le Nouveau Féminisme, le quarantième anniversaire de VIDEO FOREVER sera consacré aux Féminismes — et en particulier, à ce Nouveau Féminisme qui se veut d’englober tous les autres, et tout particulièrement les féminismes d’artistes, aussi diversifiés que les artistes eux-mêmes — elles-mêmes. Ce quarantième anniversaire aura lieu dans la galerie Danysz, haut lieu d’une collaboration de longue date entre femmes amoureuses de l’art et de la vie.

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Et à l’occasion du 40ème VIDEO FOREVER

Première présentation publique en France du dernier livre de Barbara Polla (mai 2019, Odile Jacob), avec la collaboration de la Librairie Zero@

20h45 : présentation du livre par Paul Ardenne
21h : « cocktail 40 ans » et dédicaces pour celles et ceux qui souhaitent en savoir davantage sur Le Nouveau Féminisme

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FÉMINISMES ET IMAGES MOUVANTES

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VENDREDI 3 MAI
AU SALON DU LIVRE DE GENÈVE

PREMIER VIDEO FOREVER EN SUISSE

À l’invitation de Max Lobe

Dans le cadre de la sortie du livre de Barbara Polla,
Le Nouveau Féminisme, combats et rêves de l’ère post-Weinstein (Odile Jacob, 2 mai 2019)
et de ses poèmes érotiques — IVORY HONEY (New River Press, 2018)

Paul Ardenne et Barbara Polla présentent

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CORPUS EROTICUS*

19h – Salon du Livre, Place suisse, Palexpo Genève

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Avec des oeuvres de Clare Langan, Angel Vergara, Jocelyne Saab & Sarah Trouche.

Introduction et commentaires, Paul Ardenne ; lectures poétiques, Barbara Polla ; médiation, Max Lobe

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Dans L’Érotisme, Georges Bataille développe cette double évidence : le lien entre art et sexe est de nature immémoriale ; il n’est pas de représentation que l’homme se donne qui n’engage l’économie libidinale, fût-ce la représentation du sacré. L’érotisme « a pour fin, selon Bataille, d’atteindre l’être au plus intime, là où le cœur manque ». Atteindre l’être au plus intime, c’est aussi le souci et la mission de l’art, et de la poésie. Car l’érotisme, quels que soient les interdits qui pèsent sur lui, réclame de se représenter. Et le corps, par l’érotisme, ne figure pas seulement son image mais son être confronté aux épreuves souveraines du désir, de l’appropriation de l’autre comme objet ou sujet de plaisir, de la reproduction. Il en va de même de la poésie érotique : épreuve souveraine de l’esthétique des mots. Just Before Love.

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À PARIS

14 MAI À 19H

*VIDEO FOREVER 40
FÉMINISMES*

Danysz Gallery, 78 rue Amelot 75011

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En présence d’Ozge Akbulut, finaliste du “EU Prize for Women Innovators 2019”

Avec des vidéos de Janet Biggs, Véronique Caye, Emilie Jouvet, Shelley Lake, Yapci Ramos, Guillaume de Sardes, Madiha Sebbani, Gözde Mimiko Türkkan…

capture-d_ecc81cran-2018-05-09-acc80-16-04-04.pngDans le cadre de l’exposition MOVING WOMEN — et de la sortie du livre de Barbara Polla, Le Nouveau Féminisme, le quarantième anniversaire de VIDEO FOREVER sera consacré aux Féminismes — et en particulier, à ce Nouveau Féminisme qui se veut d’englober tous les autres, et tout particulièrement les féminismes d’artistes, aussi diversifiés que les artistes eux-mêmes — elles-mêmes. Ce quarantième anniversaire aura lieu dans la galerie Danysz, haut lieu d’une collaboration de longue date entre femmes amoureuses de l’art et de la vie.

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Et à l’occasion du 40ème VIDEO FOREVER

Première présentation publique en France du dernier livre de Barbara Polla (mai 2019, Odile Jacob), avec la collaboration de la Librairie Zero@

20h45 : présentation du livre par Paul Ardenne
21h : « cocktail 40 ans » et dédicaces pour celles et ceux qui souhaitent en savoir davantage sur Le Nouveau Féminisme

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JANET BIGGS & YAPCI RAMOS: CONNECTIONS IN MONTEVIDEO

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Opening Wednesday, March 27 – 7 pm
EAC´s (Montevideo, Uruguay) thirty-third season opens with the duo show CONNECTIONS

Connectivity is a cult of our time: among people, in international relationships, on social media, between humans and the natural environment. But connectivity also faces many challenges, from global tendencies towards exclusion to widening gaps between social classes and countries, border closures and the persistence of individualism.
Contemporary art, by nature contextual and concerned with the present, recurrently addresses global connectivity. This is indeed the path chosen by Janet Biggs and Yapci Ramos: both artists willingly explore universes that are a priori mismatched, but using distinctly different approaches: analytical and meditative for Biggs, organic and embodied for Ramos.
Biggs’ videos are altogether documentary, analytical and esthetic. The artist’s images bring together situations that at first do not seem connected, indicating that our complex reality cannot be reduced to a single essence. Ramos’ works, in contrast, come from an extreme sensitivity that leads the artist to connect as much with her own body and the natural world as with those of friends and strangers, and their open confessions about existence and intimacy.
Why bring these two artists, these two women, together? Their art, while based on investigation and witnessing, is essentially about links and connections. They share an acute sense of our relationship to the world; they approach humanity with an angle wider than gender alone, indicating that as human beings, our life, our body, our actions and contradictions cannot be relegated solely to gender identity; they themselves are interconnected subjects in a world in constant evolution. Their connectivity, beyond concept, becomes for them a way to transcend their lives.
Cumulatively Biggs’ and Ramos’ works can be seen as a “multi-connection,” summoning multiple aspects of contemporary reality, including subject, nature, desire, sublime, submission, vulgarity, sharing… never isolated from one another. Connections as an exhibition promotes the active and demonstrative principle of communication: each work, in addition to its own theme, reflects on and stimulates others. Each specific work functions for itself, and enriches and prolongs the artistic offerings beyond the cell of the former prison occupied by the EAC. The key term here is fluidity. Moreover, the two curators, Barbara Polla and Paul Ardenne, synergize their efforts to magnify this fluidity, both within the exhibition space and by reaching out to the world.

To know more, click here.

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La conectividad es un culto a nuestro tiempo: entre las personas, en las relaciones internacionales, en las redes sociales, entre los seres humanos y el entorno natural. Pero la conectividad también enfrenta muchos desafíos, desde las tendencias globales hacia la exclusión hasta la ampliación de la brecha entre las clases sociales y los países, el cierre de fronteras y la persistencia del individualismo.
El arte contemporáneo, por naturaleza contextual y basado en el presente, aborda en for- ma recurrente la conectividad global. Este es el camino elegido por Janet Biggs y Yapci Ramos, ambas artistas exploran universos que a priori no coinciden y utilizan enfoques claramente diferentes: analíticos y meditativos en el caso de Biggs, orgánicos y arraigados en el cuerpo para Ramos.
Los videos de Biggs son al mismo tiempo documentales, analíticos y estéticos. Las imágenes de la artista reúnen situaciones que en principio no parecen estar conectadas, indican- do que nuestra realidad compleja no puede reducirse a una sola esencia. Las obras de Ramos, en contraste, provienen de una extrema sensibilidad que lleva a la artista a conectarse tanto con su propio cuerpo y el mundo natural, como con los de amigos o extraños y sus confesiones abiertas sobre la existencia y la intimidad.
¿Por qué reunir a estas dos artistas, a estas dos mujeres juntas? Su arte, aunque se basa en la investigación y el testimonio, se trata esencialmente de enlaces y conexiones. Comparten un agudo sentido sobre nuestra relación con el mundo; se acercan a la humanidad con un amplio ángulo, más allá del género, indicando que los seres humanos, nuestra vida, nuestro cuerpo, nuestras acciones y contradicciones, no pueden ser relegados únicamente a la identidad de género; ellas mismas son sujetos interconectados en un mundo en constante evolución. Su conectividad, más allá de lo con ceptual, se transforma para ellas en un modo de trascender sus propias vidas.
En conjunto, las obras de Biggs y Ramos pueden ser vistas como una “conexión múltiple”, reuniendo múltiples aspectos de la realidad contemporánea, incluidos el sujeto, la naturaleza, el deseo, lo sublime, la sumisión, la vulgaridad, el compartir… nunca aislados unos de otros. Connections (Conexiones), como exposición, promueve el principio activo y demostrativo de la comunicación: cada obra además de su propio tema, refleja y estimula varios más. Cada obra específica funciona por sí misma, pero también se enriquece y prolonga con las otras propuestas artísticas más allá de cada celda de la antigua cárcel ocupada por el EAC. El término clave aquí es fluidez. Más aún, los dos curadores, Barbara Polla y Paul Ardenne, sinergizan sus esfuerzos para potenciar esa fluidez, tanto dentro del espacio de la exposición como para hacerla llegar al mundo.

Para saber más, click aquí.

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Penser l’engagement intellectuel aujourd’hui ?

Complexités de l’engagement

Bien des choses ont été dites depuis le début de ces rencontres, l’essentiel, en l’occurrence : la difficile intégration du créateur contemporain dans un univers culturel vendu en large part au divertissement, au spectaculaire et à ses relais, les grands médias (des grands médias en France et autre part, rappelons-le, à peu près tous aux mains de grandes puissances d’argent), aux cultures de confort et caractérisé par la mise à la marge des propositions expérimentales.

D’où il ressort, au plus léger, une frustration des créateurs, au plus sévère, leur colère, le sentiment juste d’être méprisés, tenus pour nuls.

Cette situation n’est pas à proprement parler nouvelle. Elle émane des politiques d’encadrement culturel du second après-guerre, pas malvenues dans la mesure où ces politiques visent au départ à élargir l’accès à la culture, dans le cadre du développement de l’État-providence et de préoccupations sociales et solidaires étendues (c’est là l’esprit de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, dont on vient de fêter le cinquantenaire). La situation que nous évoquons prend un tour problématique, cependant, lorsque l’encadrement culturel devient trop marqué, un phénomène qui émerge avec les années 1980 et que va renforcer l’irruption du postmodernisme, qui valorise avant tout la libre culture du goût personnel (“Si j’aime c’est bien et inversement”), contre celle de l’engagement ou de l’expérience qui caractérisait l’esprit moderne. Il en résulte, d’une part, l’éparpillement des propositions créatrices, d’autre part leur nivellement. Et pour les expériences créatrices singulières, qui perdurent, leur quasi exclusion.

La crise du modèle de l’universel, aujourd’hui constatée à l’échelle globale, en est l’aspect le plus seyant. Les valeurs de chacun remplacent les valeurs pour tous. L’intérêt particulier prend le pas sur l’intérêt général. Il n’y a plus de “directivité” culturelle réglée par l’attachement à de grands principes humanistes et par leur valorisation artistique mais, en lieu et place et sauf exception, une création polymorphe et multidirectionnelle, pas forcément attachée à ce qui avait pu longtemps “faire valeur”, notoirement les grands universaux – le bien, la solidarité, la non-violence, l’anti-racisme, le respect de l’autre, l’égalité des genres. La création qui en résulte est, pour sa plus large part, normative, et l’est d’autant plus dans les domaines de création qui ont un coût élevé, le cinéma et le théâtre par exemple, exigeant pour se perpétuer un financement et une mise sous tutelle matérielle qui a pour effet leur conditionnement. Cette création tend aussi à s’éparpiller, à se singulariser à l’extrême, elle adopte la forme fréquente d’une “extimité” où le créateur met en scène et en représentation sa propre vie indépendamment du souci du collectif. Il en résulte deux critères à même de définir la création contemporaine, d’une part, la normalisation obéissante, consensuelle, bien-pensante, d’autre part la personnalisation créative exacerbée, idiosyncrasique, née du “tempérament particulier” et de la personnalité psychique”.

L’ère culturelle où nous vivons combine comme jamais encore ces deux entrées. Cette combinaison crée une situation de tension. On y trouve d’un côté les grosses “machines” culturelles médiatisées à outrance et que le public consomme massivement. Et de l’autre côté, une création éparpillée, mal saisissable du fait de sa multiplicité proliférante, et qui échappe par nature à un large public. Création de masse et  création de niche cohabitent, sans que ces deux domaines puissent se rejoindre, s’unifier et collaborer.

Au regard de la question de l’engagement, cette situation a sa logique.

Concernant la création de masse, la notion d’engagement est d’office surfaite. On s’y contente en effet de suivre le troupeau et ses lubies, ses obsessions du moment, dopées à coups de relances médiatiques : on ne s’engage pas, on s’affilie. Si l’heure est aux migrants, on va réaliser tant et plus des oeuvres sur les migrants. Si l’heure est à #MeToo, des oeuvres sur #MeToo. Si l’heure est aux Gilets jaunes, des oeuvres sur les Gilets jaunes. Si l’heure est à l’antispécisme, des oeuvres sur l’antispécisme. Le suivisme remplace pour l’occasion l’engagement, il signale l’importance, dans la population culturelle, de la composante des créateurs et des amateurs non critiques, non inspirés, non singularisés.

Concernant cette fois la création de niche, la notion d’engagement, elle, s’y relativise à l’extrême : l’on s’y engage d’abord pour ce que l’on est, pour ce que l’on vit, pour ce que l’on se représente de soi-même et pour soi-même uniquement et exclusivement. Vous avez un problème d’intestins ? Vous faites des oeuvres sur les intestins. Vous raffolez de la pizza ou de la course de sacs ? Vous faites une oeuvre où la pizza et la course de sacs occupent le centre névralgique du processus créatif. Cette fragmentation tous azimuts est un bon signe, elle montre la vitalité du processus démocratique poussé à son plus petit commun dénominateur et diviseur, l’individualité accomplie. En contrepartie, elle implique de renoncer à la croyance en un engagement de masse. Celui qui ne milite que pour lui-même ne peut espérer rallier à sa cause une multitude de ses semblables.

Complexités, donc, de l’engagement culturel et, sans doute et par extension, de l’engagement en tant que tel. Si l’on s’en tient à l’actuelle conduite des créateurs (soit avec la masse, soit avec moi-même), il est clair que la notion même d'”engagement” devient obsolète. Comment s’engager, créateur, dans un univers culturel où le miroir est tourné, soit vers l’actualité du monde et ses soubresauts chaotiques, soit vers le sujet créateur lui-même ? Question ouverte, question à penser, question à débattre.

*

La Forme Heureuse de Denis Sire : Paul Ardenne, nostalgique

Pour en savoir plus sur le Café Racer, cliquer ici

Interludes critiques – Carte blanche à Melanie Manchot

Dimanche 17 février 2019, à partir de 15 h
Concert, performance de freerun, rencontres et interventions proposées par des personnalités invitées à porter leurs regards personnels et subjectifs, critiques ou poétiques sur l’œuvre de Melanie Manchot.
Gratuit avec le billet d’entrée du musée.

—  Visite de « Open Ended Now » avec l’artiste Melanie Manchot et Frank Lamy, commissaire de l’exposition.

—  Rencontre avec Paul Ardenne autour de l’œuvre Tracer (2013).
Paul Ardenne est historien de l’art, commissaire d’exposition.
ll est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur la création moderne et contemporaine dont Art, l’âge contemporain (1997), L’Art dans son moment politique (2000), L’Image Corps (2001), Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain, en situation, d’intervention, de participation (2009), Un art écologique (2018).

—  Performance de freerun dans l’espace d’exposition.
En écho à son œuvre Tracer, Melanie Manchot a souhaité inviter des freeruners à venir performer dans l’espace d’exposition. La French Freerun Family est un collectif rassemblant des acrobates, des vidéastes, des photographes et un kinésithérapeute. Le freerun est une pratique sportive qui consiste à développer des techniques de déplacement et ainsi fluidifier la gestuelle de corps sur le décor qui l’entoure.

Pour en savoir plus, c’est ici.