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L’Art de la joie par Paul Ardenne

Move on ! Les voeux de Paul Ardenne

Après cinq ans de travail comme conseiller culturel à Analix Forever, je suis heureux de souhaiter aux artistes, à Barbara Polla et à la galerie une excellente suite avec leur nouveau conseiller culturel – et poétique – Frank Smith.

La galerie Analix Forever me semble être un prototype de ce que vont devenir les galeries d’art, à savoir des lieux et des structures qui ne soient pas seulement des espaces marchands, mais aussi des espaces de rencontres entre artistes, entre artistes et collectionneurs, entre artistes et historiens de l’art, écrivains, critiques d’art, commissaires.

Analix Forever – et d’autres galeries – sont aussi des espaces de compensation où se réalise au quotidien une promotion des arts vivants qui n’est pas assez, ou plus, faite par les institutions.

Ce qui m’a le plus intéressé à Analix Forever c’est le refus de l’art patrimonial – non pas par refus du patrimoine, mais au nom du fait qu’il y a incontestablement depuis trente ans un manque à combler en matière de mise en vue de jeunes artistes internationaux.

Ce qui est très intéressant c’est le pied à l’étrier qui est mis par Analix Forever à des jeunes artistes qui n’ont jamais exposé – avec tous les risques qui vont avec, risque de mévente notamment et, plus problématique encore, le risque de dissolution de l’image de la galerie, qui ne peut pas s’accrocher à deux trois noms qui font signature et publicité.

Mais le point le plus important est, incontestablement, la capacité de cette structure à développer des PROJETS culturels, en lien avec la création contemporaine, mais qui portent au delà de celle ci – tel le projet qui fut consacré à l’Architecture émotionnelle – et, dans son cadre, pour modeste qu’il soit, de contribuer à l’expansion culturelle.

J’ai eu beaucoup de plaisir à participer au cycle de valorisation de l’art vidéo, VIDEO FOREVER (et de poursuivre d’ailleurs cette participation, selon les thèmes abordés), une initiative qui constitue une expérience unique en son genre de valorisation de la création vidéographique contemporaine, avec un très haut niveau d’exigence académique, toujours.

Alors, MOVE ON ! BEST WISHES pour 2017 et au-delà !

 

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Paul et Barbara aux Photaumnales de Beauvais.

 

After five years as the Cultural Advisor at Analix Forever, I am pleased to wish the artists, Barbara Polla and the gallery an excellent continuation along with their new cultural and poetic advisor, Frank Smith.

For me, Analix Forever Gallery is a prototype of what will become art galleries: spaces and structures that are not merely trading spaces, but also spaces for encounters between artists, artists and collectors, artists and art historians, writers, art critics and curators.

Analix Forever – and other galleries – are also spaces dedicated to the promotion of living arts, thus to compensate for a mission institutions are too often neglecting nowadays.

What has interested me the most at Analix Forever is that it has always left aside “heritage art” – not because of a rejection of heritage itself, but because of the undeniable fact that over the last 30 years, there has been a lack of promotion of young international artists.

What is very interesting is that the gallery gives a leg up and a chance to young artists who have never made exhibitions before – with all the risks that come with such decisions: possible financial issues, and even more problematic, the risk of dissolving the gallery’s image, when it does not rely on two or three so-called “big names” for its signature and recognition.

But the most important point is undoubtedly the capacity of this structure to develop cultural PROJECTS linked to contemporary creation, going even further from it – like the project devoted to Emotional Architecture which contributed, even within its modest framework, to cultural expansion.

It was a great pleasure to take part in VIDEO FOREVER, a cycle of video screenings and I will continue to do so according to the selected themes. VIDEO FOREVER, in its own style, represents a unique experiment, an initiative aiming to promote the creation by contemporary video artists with a very high level of educational and academic support.

And now, MOVE ON! BEST WISHES for 2017 and beyond!

L’art écologique, une création légitime

JEUDI 8 DÉCEMBRE 2016 – 19H00
La Frontiera, 11 rue Jules Chaplain, 75006 Paris

Conférence en lien avec “Dendromorphies – Créer avec l’arbre
Exposition, Topographie de l’Art, Paris 75003, jusqu’au 11 janvier 2017

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L’art dit « écologique » est l’objet de cette conférence : ses fondations, ses développements, sa réalité actuelle, entre esthétisation, dénonciation, activisme et souci du care universel. Ce type de création en puissant devenir est présentée dans cette conférence: d’une part, donner un aperçu de ce que sont ses formes fétiches ; rappeler en quoi, d’autre part, sa légitimité est aussi à présent bien assise.
Les formes de création artistique qui traitent des questions environnementales pourraient bien être aujourd’hui, par ordre d’urgence et de nécessité, les plus importantes qui soient. Leur but, rien moins, est de mobiliser les esprits au profit du dernier en date des combats décisifs que l’humanité ait à mener, celui de sa propre survie – un combat dont rien n’indique à ce jour qu’il puisse être mené jusqu’à la victoire.

Paul Ardenne à la Sorbonne

Plus d’informations, cliquer ici.

La Littorale

Pour sa sixième édition, la Biennale d’art contemporain d’Anglet devient La Littorale, avec un parcours artistique confié à l’écrivain et historien d’art Paul Ardenne.

Créée en 2005, la Biennale d’art contemporain d’Anglet est désormais un rendez-vous artistique plébiscité par le public, les artistes et les institutions culturelles. En 2016, la Biennale d’art contemporain d’Anglet entend pérenniser les points forts de son identité avec la proposition d’un regard sur la diversité de la création contemporaine et des oeuvres inédites et pour certaines éphémères, en rapport avec le site.

Du 26 août au 2 novembre 2016, elle propose un parcours constitué d’oeuvres monumentales réalisées par des artistes de plusieurs nationalités et installées dans des espaces emblématiques : La Barre, le parc écologique Izadia, le front de mer et ses espaces verts ainsi que La Chambre d’Amour.
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Pour Paul Ardenne, La Littorale s’interroge sur les tensions dont les rivages maritimes font aujourd’hui l’objet, de manière concrète comme métaphorique. Elle est envisagée comme un « théâtre de contradictions ».

L’exposition met en scène des œuvres tridimensionnelles renvoyant tant à la société heureuse que suggère l’univers balnéaire qu’à l’actualité, malheureuse celle-là, que sous-tend aujourd’hui la notion du littoral, envisagé comme frontière physique mais plus encore politique. Le site d’Anglet, de manière forte, inspire également l’idée d’un Eden écologique, dans une nature grandiose.

La Littorale est une biennale de plein air. En sont parties intégrantes le rivage, le littoral et sa promenade, le golfe de Gascogne ouvrant sur l’Océan Atlantique, le ciel.Ces différents éléments catégorisent la biennale d’Anglet comme une biennale obligatoirement ouverte, offrant de larges espaces à l’expression artistique. L’exposition est autant une offre plastique qu’une proposition scénique captivant l’esprit du spectateur et le sollicitant fortement. Pas de juxtaposition, une conversation plutôt.

Entre beauté et politique, entre enracinement et rêverie du départ, le littoral, son estran, son hinterland offrent une matière riche à des jeux de forme et de réflexion à même de justifier l’intrication de l’art dans le paysage. « S’émerveiller n’est pas interdit, mais s’émerveiller avec intelligence est préférable » conclut Paul Ardenne.

Art nOmad (France) | Conrad Bakker (États-Unis) | Benedetto Bufalino (France) | Shaun Gladwell (Australie) | Joanna MalinovskaCT Jasper (Pologne/États-Unis) | Andrea Mastrovito (Italie) | Robert Montgomery (Grande-Bretagne) | Rachel Labastie (France) | Fabrice Langlade (France) | Lucy & Jorge Orta (Argentine/Grande-Bretagne/France) | Laurent Perbos (France) | Kemal Tufan (Turquie)

Pour le communiqué de presse, cliquer ici.

Paul Ardenne, Créer en solitude, conférence

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Résister en solitude. L’individu créatif comme élément micropolitique complexe

Sous ce titre alambiqué, on s’attachera à interroger une réalité simple, que tout créateur aura vécu en son for intérieur : comment marier, comment abouter création personnelle, nourrie de singularité, d’histoire personnelle, de ressentis parfois incomparables, avec un idéal de résistance et une forme concrète de résistance, à l’oppression notamment? Comment couler la création dans la résistance et inversement, la résistance dans la création ?

On le sait bien : solitude et résistance ne font pas forcément bon ménage, la résistance efficace est plutôt du côté du groupe, de la phalange organisée. L’artiste, sauf à opter pour la création en collectif, ou de nature participative, est le plus clair du temps un ouvrier isolé ou qui peut le devenir, emporté dans et par sa propre expérimentation créatrice, parfois bientôt muré en elle, retranché dès lors de la sphère de l’activisme social. Dans Jonas, une nouvelle d’Albert Camus évoquant un artiste peintre à l’ouvrage, ce dernier, Jonas, écrit sur un mur un mot que l’on a du mal à lire : « solitaire » ou peut-être plutôt « solidaire ». La nouvelle de Camus, de façon explicite, se termine par l’énoncé de cette double position présentée comme une interrogation. Alors quoi, la création : un acte pour soi, égotiste voire égoïste, ou un acte pour autrui, altruiste, généreux, humaniste ? Et qui sait ?, peut-être est-on à la fois solitaire et solidaire ? La solidarité est-elle permise par, excusez ce néologisme plein de sens, la solitarité ?

Lire la suite de la conférence, ici

Résister en solitude

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Face aux enjeux de la globalisation, de la normalisation, de l’indifférenciation, certains artistes explorent les marges par des approches tant multiples que complexes. En quoi l’acte de création fait résistance ? Quel est le pouvoir de l’art ? Que produit-il ? Quels sont ses rapports avec le pouvoir ? Comment l’artiste résiste-t-il aux modèles de productivité ? Quelles sont les postures et les pratiques qui déjouent le système dominant ? En quoi une approche collective offre-t- elle de nouvelles possibilités ? Il s’agit aussi d’interroger la façon dont l’art impacte la société tout en évitant l’écueil de l’instrumentalisation. En quoi l’art peut-il être considéré comme un levier de développement humain ? Comment peut-il s’inscrire dans une dynamique efficiente ? Quel- les sont les pratiques et leurs effets ?

Jeudi 28 janvier / 14:00-17:00 – Module 2

Résister en solitude. L’individu créatif comme élément micropolitique complexe

Sous ce titre alambiqué, Paul Ardenne veut interroger une réalité simple, que tout créateur aura vécu en son for intérieur : comment marier, comment abouter créa- tion personnelle, nourrie de singularité, d’histoire personnelle, de ressentis parfois incomparables, avec un idéal de résistance et une forme concrète de résistance, à l’oppression notamment ? On le sait bien : solitude et résistance ne font pas forcé- ment bon ménage, la résistance efficace est plutôt du côté du groupe, de la phalange organisée.

Questions à poser, dès lors : une résistance solitaire est-elle possible ? La création vécue comme résistance à l’ordre établi, quel qu’il soit, est-elle soluble dans les grands mouvements d’opposition politiques ou éthiques ? Le créateur, en soi, est-il porteur d’une « micropolitique », et peut-il l’incarner efficacement ?

Pour en savoir plus sur le programme complet du séminaire, cliquer ici.