Category Archives: Art contemporain

CLOUZOT, UNE SUITE CONTEMPORAINE – ce soir à 18h @Topographie de l’Art

Commissaire : Paul Ardenne, sur une idée de Ghislaine Gracieux

Avec François Boisrond, Tïa-Calli Borlase, Miguel Chevalier, Nina Childress, Aurélie Dubois, Philippe Dupuy, Orsten Groom, Ange Leccia, Claude Lévêque, Filip Markiewicz, Alexandra Mas, Myriam Mechita, Frank Perrin, Agnès Pezeu

Topographie de l’Art, 15 rue de Thorigny, 75003

Henri-Georges Clouzot, 1907-1977, cinéaste français, auteur mémorable de plusieurs chefs-d’oeuvres du Septième art que tout un chacun a en tête : Le Corbeau (1943), Manon (1949), Quai des Orfèvres (1947), Les Diaboliques (1955), Le Salaire de la peur (1953), La Vérité (1960), La Prisonnière (1968)… Le réalisateur, aussi, du Mystère Picasso (1956), qui reste à ce jour un exemple inégalé de saisie, par l’oculus cinématographique, de la création plasticienne en train de se faire. Pour la première fois dans l’histoire du cinéma, un peintre (et quel peintre : rien moins que le créateur immortel de Guernica) réalise sous les yeux du spectateur plusieurs tableaux, une création dont on a tout loisir de découvrir alors toute la complexité, et les errements, en témoin privilégié.

« Clouzot et les arts plastiques : une suite contemporaine » : cette exposition de travaux émanant d’artistes plasticiens (des dessinateurs et des peintres, des vidéastes et des installationnistes) pourrait résulter d’une hérésie, mélanger deux types d’expression que l’histoire culturelle a plus opposés que réunis : le cinéma, art par excellence du récit et de l’émotion pulsative ; les arts plastiques, apologie, dans leur composante moderne, de la forme libre sans connexion obligatoire avec le réel et offerte le cas échéant à une méditation lente. Pourquoi, alors, cette exposition ?

Henri-Georges Clouzot ne fut pas seulement l’amateur d’art que l’on sait, le cinéaste du Mystère Picasso puis, avec sa seconde femme Inès Bise, un grand collectionneur d’art (la collection Clouzot, riche d’oeuvres majeures du xxe siècle, sera léguée à la mort d’Inès, en 2011, au Secours Catholique, avant d’être dispersée chez Christie’s lors d’une vente mémorable). Encore : son cinéma, en profondeur, est travaillé par les effets plastiques, il s’enrichit volontiers de l’apport, au domaine de la forme libre, des artistes de son temps, Picasso déjà cité mais aussi d’autres artistes dont l’univers vient irriguer ses images cinéma et leur construction. Hitchcock, dans La Maison du docteur Edwards, confia-t-il la conception d’une scène de rêve à Salvador Dali ? Clouzot, dans La Prisonnière, fera du peintre cinétique Gilbert Moreau, incarné à l’écran par Bernard Fresson, un personnage principal et, du milieu des artistes de l’abstraction géométrique, le cadre de ce drame où les ambitions créatrices se marient mal avec la passion amoureuse.

Treize artistes plasticiens, venus d’horizons différents, ont accepté de relever ce défi : donner une « suite » au cinéma d’Henri-Georges Clouzot au moyen de leur propre registre d’expression. Tous entretiennent avec le créateur de L’Enfer (1964 ; un film inachevé mais dont les essais coloristes anticipant le tournage, transfigurant Romy Schneider, sont restés « culte ») une relation étroite, intimiste, profonde toujours. Clouzot, pour eux, se fait inspirateur, maître à penser de la forme ou du propos, générateur de création. Henri-Georges Clouzot et les arts plastiques : une suite contemporaine offre l’occasion d’évoquer, selon une modulation autre que cinématographique, celle des arts plastiques, les grands thèmes chers à Henri-Georges Clouzot : l’amour fatal, l’angoisse, la noirceur morbide, la trahison, la jalousie, la relativité, la folie, la pulsion paranoïaque, le voyeurisme, le mystère enfin, omniprésent chez le cinéaste et dans son oeuvre filmique, hantée par ces question immémoriales : comment advient-on à l’humanité ?, comment se construit-on ?, pourquoi l’autre est-il invariablement un empêcheur de vivre, d’aimer, d’être soi-même ?

S’il tient une place certaine dans l’histoire du cinéma, Clouzot en tient une, également, dans l’histoire de l’art, surtout à compter de L’Enfer et de La Prisonnière, deux films où les arts plastiques sont convoqués. À titre expérimental pour L’Enfer, à travers les recherches formelles que fait Clouzot, qui sont pour certaines fascinantes, en matière d’éclairage des corps humains notamment. À titre historiciste dans La Prisonnière, où l’action se passe dans le milieu de l’art cinétique et dans celui des amateurs et des collectionneurs d’art contemporain.

Pour accéder au dossier de presse, cliquer ici

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ARTY DANCING IN TEL AVIV

EDIT MYSTIKA HOSTS VIDEO FOREVER 34
*ARTY DANCING*, November 1st, 7:30 pm

EDIT MYSTIKA, DB Studios, HaAmal st 6, 2nd floor, Tel Aviv

With Janet Biggs, Sean Capone, Gilles Delmas, Gary Hill, Ali Kazma, Elena Kovylina, Clare Langan, Melanie Manchot, Erwin Olaf, Arnold Pasquier, Kathi Prosser, Joanna Malinowska, Julien Serve & Lee Yanor

Curated by Barbara Polla and Paul Ardenne

The 34th screening of VIDEO FOREVER on the theme of ARTY DANCING explores this very space of freedom, a space that becomes a playground and a laboratory, a space where thought itself becomes movement. At best, video images embody emotion. They generate and hold the gaze and memory. A gaze that takes its time, a memory that preserves it, a body that returns. Rather than an exploration of dance itself, VIDEO FOREVER ARTY DANCING focuses on how video artists treat the movement, the body in movement. Dance is distinguished from the way one generally comprehends it, most often coming from outside the world of professional dancers and choreographers… It is inside our bodies, even in our slightest movements, nearly invisible, like that of our hands dancing on the keyboard; it is in the dance of dressing in the early morning, of stripping when evening comes and of an erotic dance in the afternoon; it is in our urban displacements, which we hesitate to refer to as choreographed; it is in our rounds, our heft, our attempts at elevation; it is the underpinnings of joy, it is uncertainty, doubt, fantasy, candour. It is an immense imaginary field, a potential for gesture opened up by the paths that cross our inner world. It is a full-bodied laugh.

There is, in video art as in dancing, a possibility of bliss.

The importance of dance in human life is a global one. Considered as a sensitive movement, dance is an expression of the feeling. As an intelligible movement, dance is the expression of the thought. Dance “moves” and dance “thinks”. Even so-called “trance” dances are based on the consideration that dance is mentally structured: one moves one’s body until exhaustion not to reach the state of extreme tiredness but to reach something that goes beyond the body: our belonging to the vast movement of life, our presence in the cosmos.

Dance is one of the oldest means of communication for human beings whether among themselves or with their gods when they believe in gods. Communication is fundamental to dance: dance is a language, a body language, an esthetic language, a symbolic language. This language is a form of power, like all forms of communication: we dance to exist, to show that we exist, to argue that we exist for some specific reason. Salome dances to see the head of a man cut off, the whirling dervish dances to join the favors of God, the go-go dancer dances to raise sexual pressure.

Art has always been interested in dance. Some dances are reproduced in the ancient tombs of ancient Egypt and on the Greek red figures’ vases of the century of Pericles. Power has always been interested in dance as well: the practice of ballet was created to regulate it, to provide rules of decency to trance and sometimes even to ban it. Charleston for example was banned by the papacy at the beginning of the 20th century!

Nowadays, visual artists and especially video artists often evoke dance in their practice. In this 34th VIDEO FOREVER screening *ARTY DANCING *, artists present the body in movement with a particular background which is essential here, each artist unfolding her or his specific strategy. The purpose of showing dance is not only to exalt the movement of the body, to free or to constrain it. *ARTY DANCING * also proposes an essential reflection on the powers of the body and its strategies of existence, between affirmation of self and doubt about identity.

Due to limited seating, please confirm your attendance by e-mailing: samantha.adlerdeoliveira@gmail.com.

Thanks to In Situ Gallery, Magda Danysz Gallery, Lee Yanor, Edit Mystika, the Swiss Embassy & the French Institute of Israël.

Alerte et soin à notre environnement : conférence demain @ Topographie de l’art

Vendredi 7 Juillet à 18h
conférence à 18h, apéritif à 19h30
Conférence / Conversation avec Janet Laurence, Nathalie Blanc et Paul Ardenne

Alerte et soin à notre environnement : la place de l’art

Dans le cadre de l’exposition WARNING SHOT, Barbara Polla propose une conférence-conversation-débat avec, autour de l’artiste australienne Janet Laurence et en conversation avec elle, Nathalie Blanc et Paul Ardenne.

Nathalie Blanc est chercheur au CNRS et auteure du premier ouvrage de référence sur l’art écologique publié en langue française, Écoplasties (2010, Manuella éditions, en collaboration avec Julie Ramos), dans lequel on trouve déjà un entretien avec Janet Laurence.

Paul Ardenne, historien de l’art et auteur d’Un Art Écologique, création plasticienne et anthropocène (2018, Actes Sud) qui réunit en quelques 400 pages plus de 300 artistes, dont Janet Laurence, et dont l’auteur parlera pour la première fois.

Janet Laurence est depuis longtemps l’une des figures artistiques de proue de l’art de ressuscitation du monde et, en particulier, du monde sous-marin, comme en témoigne l’œuvre Resuscitation of the Reef. Janet Laurence associe science, médecine, architecture, vidéos, vestiges, emprunts aux Musées d’Histoire naturelle du monde et toute une alchimie qui lui est propre pour créer des hôpitaux « nouvelle vague » pour les coraux et d’autres espèces marines en voie de disparition. Son art est sa réponse personnelle à l’angoisse environnementale qui nous étreint tous.

Pour en savoir plus sur la conférence, cliquer ici.

INSIDE NATURE AND TIME, Opening tomorrow @ Mayeur Projects

Curator : Paul Ardenne
Mayeur Projects
Art Gallery and Residency
200-202 Plaza Park
Las Vegas New Mexico, NM 87701 – USA

Charles Ross is one of the land art heavyweights, a contemporary of Michael Heizer, Robert Smithson and Walter De Maria. Ross will be showing his Human Sized Solar Burns and one of his dynamite drawings. Jill O’Bryan produces breathtaking large frottages made directly from the land, produced with thousands of strokes, each mark corresponding with a single breath.

The combined artworks of Jill O’Bryan and Charles Ross, again, can be associated in the name of time. One like the other, each with his or her own methodologies, integrates in both cases a determining experience into the artistic process, the experience of duration.

O’Bryan like Ross, one and the other, one like the other, are indeed artists of time. “Of” time, what does this mean? The use of the genitive—which determines “that which belongs to”— proves itself, for the essential occasion, in this: it de nes the nature of creation of each of these artists. Being a creator “of” time, who belongs to it, who gives himself over to it and gives to time its own creative share, to the heart of the artwork, this is the consequence of a choice. The creative option to which we subscribe here is the integration of a temporal element in the fabrication of an artwork, making time one of the tools of creation.

To know more, click here

 

Paul Ardenne à Venise

Rencontre-Conversation avec Paul Ardenne et Orsten Groom

Au 24Beaubourg, Mardi 25 Avril, 18h

Dans le cadre de l’exposition de peinture d’ORSTEN GROOMODRADEKdont Paul Ardenne est commissaire, nous sommes ravis de vous inviter ce mardi 25 Avril à 18h dans le grand espace du 24Beaubourg (24 rue Beaubourg, Paris 75003, Métro Rambuteau).
L’exposition dure jusqu’au 2 Mai.

« Orsten Groom capte l’œil du spectateur par ses tableaux libres d’expression, chargés de signes et de couleurs, aux puissants accents expressionnistes. Des « fatras », comme le dit l’artiste. Attention cependant, le style en apparence débridé cache ici une érudition assumée, qui se décèle en filigrane, sous la première couche du visible. Car Orsten Groom, au plus loin du débraillé, peint en vérité de manière encyclopédique, par accumulation de références. Chaque avancée, chaque gure posée dans le tableau en appelle une autre, implique des recherches complémentaires, structure la pensée, accroît la connaissance. .» (Paul Ardenne)

Suivront également dans la semaine:
– Vendredi 28 Avril à 18h : Conversation entre Orsten Groom et André Markowicz (traducteur et poète).
– Samedi 29 Avril à 17h : Conversation entre Orsten Groom et Vincent Corpet (Peintre)
– Lundi 1er Mai à 18h : Concert du Duo Arlt pour la fête du travail

Le finissage de l’exposition aura lieu Jeudi 2 Mai en présence de Paul Ardenne.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Heureux, les créateurs?

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