Category Archives: Entretiens

A conversation between Dana Hoey and Paul Ardenne

Dana Hoey, artist, photographer, boxer and Paul Ardenne, art historian and writer, author of L’Image Corps, for Dana Hoey’s solo exhibition “American Smooth” (after Rita Dove) at Galerie Analix Forever (January 2022).

Que sont les NFT, ces œuvres numériques qui bouleversent le monde de l’art ?

Sur France culture, Guillaume Erner reçoit Paul Ardenne, écrivain et historien de l’art, auteur notamment de Heureux, les créateurs ? aux éditions La Muette.

NFT. Trois lettres qui signifient non-fungible tokens, littéralement “jetons non fongibles”. Les NFT se négocient dans cet univers parallèle qu’est la blockchain où s’échangent les cryptomonnaies… Des jetons virtuels qui permettent de mettre aux enchères des œuvres musicales, des oeuvres d’art ou même parfois de simples tweets. De quoi s’agit-il ? Pourquoi ces NFT valent-ils des millions ? Sont-ils en train de révolutionner le monde de l’art, de la musique, des collectionneurs et des affaires ? Ou tout cela est-il un leurre ? 

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Larmes de sang sur la Marianne d’Obey : art ou vandalisme ?

“Liberté, Egalité, Fraternité”, la célèbre fresque monumentale en bleu blanc rouge de l’artiste de street art, Obey, peinte sur le mur d’un immeuble du 13è arrondissement parisien a été revisitée par un collectif d’anonymes, qui y ont peint des larmes de sang et rayé la devise républicaine.

Dans la Question du Jour de France Culture, Guillaume Erner reçoit Paul Ardenne, écrivain et historien de l’art, auteur notamment de « Heureux, les créateurs ? » ed. La Muette, co-auteur avec Marie Maertens de « 100 artistes du Street Art », ed. La Martinière (2011).

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“Le bout de la route : une critique apocalyptique ?”

Discussion avec Paul Ardenne sur des questions de Karim Ghaddab, organisée par l’unité de recherche Design et Création de l’Esadse et soutenue par le ministère de la Culture en partenariat scientifique avec les Archives de la critique d’art et artpress.

C’est devenu un truisme que de souligner la multiplication des crises de tous ordres, au début d’un XXIe siècle qui s’est ouvert avec les attentats terroristes du World Trade Center, s’est poursuivi avec la crise financière des subprimes en 2008, puis la crise migratoire depuis une dizaine d’années, la crise écologique et climatique qui désigne notre présent comme “anthropocène”, la crise politique mondialisée qui voit émerger populismes et mouvements sociaux de grande ampleur, et désormais la crise sanitaire liée à la pandémie de covid 19. En regard de cet état de crise généralisé et permanent, la situation de l’art apparaît comme un épiphénomène qui ne concerne qu’une minorité de privilégiés. Pourtant, si l’on en croit l’étymologie, la “crise” est un moment “critique”, propre à basculer vers la guérison ou la mort. Par sa capacité supposée de diagnostic, la critique d’art est-elle (encore) en mesure de nous éclairer sur les œuvres et, par conséquent, sur l’état du monde dans lequel elles s’inscrivent ? Dans un contexte d’urgence permanente, peut-elle se montrer réceptive à des œuvres qui ne s’inscrivent pas dans le commentaire de l’actualité ? Peut-elle maintenir des prétentions évaluatrices ou n’est-elle réduite qu’à un exercice communicationnel parfaitement intégré à l’industrie culturelle ? Le délicat tressage que, depuis sa naissance au siècle des lumières, la critique d’art entendait nouer entre rationalité et sensibilité conserve-t-il aujourd’hui sa pertinence ?

Au Maroc, l’art post-confinement

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Cette semaine, le magazine culturel VARIATIONS essaye d’imaginer le post-confinement. Podcast à écouter, ici !

Avec Paul Ardenne, Historien de l’art, commissaire d’exposition et universitaire ; Mehdy Mariouch, photographe casablancais qui oscille entre le photo-journalisme et la photographie d’art ; Hachem Tyal, psychiatre et psychanalyste ; Hicham Lasri, cinéaste, metteur en scène, bédéiste et romancier ; Hicham Benabderrazik, musicien et prof de guitare ; Yahya Zitan, musicien et auteur compositeur ; Omar El Kindi, militant associatif ; Hamza Lyoubi, chargé de projets culturels

L'”artivisme”, un art sans limite ?

Le 26 février, la Grande table Idées d’Olivia Gesbert sur France Culture invitait Paul Ardenne à nous parler de l’affaire Pavlenski et de sa valeur d’art réellement “artiviste” dans un système qui se revendique comme démocratique. L’occasion de questionner la valeur de performance dans l’action de Piotr Pawlenski et de revenir sur le concept même d’ “artivisme”, à manier avec précaution {…}

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“ASCESE ET PERFORMANCE ENTRETIEN ENTRE ABRAHAM POINCHEVAL ET PAUL ARDENNE”

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Abraham Poincheval, Œuf, Palais de Tokyo, 2017. Photo : AFP

“À l’occasion de la Biennale d’art de Lyon, cet automne 2019, Abraham Poincheval présente Marche sur les nuages !, une création à la fois athlétique, imaginative et poétique : l’artiste, accroché sous une montgolfière, arpente le ciel en flâneur de l’air. Paul Ardenne s’entretient ici de son entreprise artistique, relancée en solitaire depuis 2010, après plusieurs années de collaboration avec Laurent Tixador.”

Inter, art actuel n° 134, “Sérendipité”, janvier 2020

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ENVIRONNEMENT : les artistes ne peuvent pas rester indifférents

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Interludes critiques – Carte blanche à Melanie Manchot

Dimanche 17 février 2019, à partir de 15 h
Concert, performance de freerun, rencontres et interventions proposées par des personnalités invitées à porter leurs regards personnels et subjectifs, critiques ou poétiques sur l’œuvre de Melanie Manchot.
Gratuit avec le billet d’entrée du musée.

—  Visite de « Open Ended Now » avec l’artiste Melanie Manchot et Frank Lamy, commissaire de l’exposition.

—  Rencontre avec Paul Ardenne autour de l’œuvre Tracer (2013).
Paul Ardenne est historien de l’art, commissaire d’exposition.
ll est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur la création moderne et contemporaine dont Art, l’âge contemporain (1997), L’Art dans son moment politique (2000), L’Image Corps (2001), Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain, en situation, d’intervention, de participation (2009), Un art écologique (2018).

—  Performance de freerun dans l’espace d’exposition.
En écho à son œuvre Tracer, Melanie Manchot a souhaité inviter des freeruners à venir performer dans l’espace d’exposition. La French Freerun Family est un collectif rassemblant des acrobates, des vidéastes, des photographes et un kinésithérapeute. Le freerun est une pratique sportive qui consiste à développer des techniques de déplacement et ainsi fluidifier la gestuelle de corps sur le décor qui l’entoure.

Pour en savoir plus, c’est ici.

“L’art de l’anthropocène est un art de combat”

Que peut l’art face aux grands désordres écologiques ? A priori, pas grand-chose. Pourtant, un nouveau courant émerge depuis quelque temps. Préoccupé par les enjeux environnementaux, inspiré par la nature, adepte de processus de réemploi et de pratiques douces, cet art écologique s’affirme comme un combat de conscience.

Interview avec l’historien de l’art et commissaire d’exposition Paul Ardenne, auteur du récent Un art écologique, premier (et bel) ouvrage de référence sur ce sujet, paru le 20 octobre dernier aux éditions Le Bord de l’Eau (2018).


Comment définissez-vous l’art écologique ?

C’est un art dont l’une des grandes caractéristiques est un attachement fort au monde naturel, au paysage, au végétal, à l’animal. Certains artistes vont s’emparer de grands problèmes – la pollution, la montée des eaux, le réchauffement climatique, la fonte des glaciers, l’effondrement de la biodiversité, etc.

Un art vraiment écologique est fondé sur un principe d’éthique, incontestablement. Si la création doit être grandiloquente, destructrice de l’environnement, comme l’a été Olafur Eliasson avec Ice Watch (l’artiste a fait déplacer des morceaux de banquise pour une installation à Paris lors de la COP21, suscitant des polémiques autour de son impact environnemental, ndlr), ce n’est pas un art écologique, c’est un art “du consensus écologique”, qui en parle parce que c’est à la mode. Au fond, la vérité d’une œuvre d’art écologique est son humilité, et sa très grande générosité.

L’artiste se dépouille de sa singularité au profit d’un discours profondément humaniste et empreint de positivité.

Les formes les plus radicales sont celles qui s’associent à du paysagisme ou du jardinage : des artistes comme Mel Chin ou Free Soil travaillent à une remédiation, c’est-à-dire à rétablir un certain lien à la nature dans sa pureté “originelle”. Ils replantent par exemple des espèces disparues.

L’art écologique recouvre donc un ensemble de propositions très variées : il peut s’agir de formes extrêmement belles et simples qui transcendent le rapport sensible qu’on peut avoir à la nature, pour réapprendre à aimer son environnement, ou, à l’autre bout du spectre, d’œuvres carrément politiques qui incitent non seulement à regarder mais aussi à faire, à agir, à dépasser le spectacle pour devenir un “spectacteur“.

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