La Littorale en images

BIENTÔT “RIVAGE – RIVAGES” – LA LITTORALE #6

À Anglet, les artistes sont au travail, enthousiastes et impatients de présenter leurs créations. Les oeuvres monumentales exposées dans le cadre de la Biennale Internationale d’Anglet “parlent” de ce que représente à ce jour un rivage océanique : une zone de plaisir pour les uns mais une barrière pour d’autres ; une zone de contact géographique ; un lieu de forte identité s’activant à la marge du monde continental mais ne pouvant faire comme si celui-ci n’existait pas. De la création joyeuse mise en scène par le collectif art nOmad à la Chambre d’amour, à la sculpture surréaliste de l’astronaute tombée du ciel présentée par le couple d’artistes C.T. Jasper & Joanna Malinowska, en passant par la reproduction de la cabane de Thoreau par l’artiste canadien Conrad Bakker au sein du parc écologique Izadia, chacune des oeuvres qui investissent le littoral interrogent de manière singulière les tensions et les contradictions dont les rivages font aujourd’hui l’objet.

Voici quelques images en attendant le vernissage vendredi prochain, 26 août 2016.

Avec des oeuvres de : art nOmad, Conrad BAKKER, Benedetto BUFALINO, Shaun GLADWELL, Rachel LABASTIE, Fabrice LANGLADE, Joanna MALINOWSKA & C.T. JASPER, Andrea MASTROVITO, Robert MONTGOMERY, Lucy + Jorge ORTA, Laurent PERBOS, Kemal TUFAN et Abdul Rahman KATANANI.

art nOmad en images

art nomad HD

VIDEO FOREVER 28 *OCEAN*

15e Biennale d’Architecture de Venise

Capture d’écran 2016-06-20 à 15.42.37Lire l’article à paraitre dans archiSTORM #79, en cliquant ici.

Art et addiction, deux trajectoires parallèles

Capture d’écran 2016-06-09 à 09.40.33

6ème Journées Nationales de la Fédération 9 et 10 juin 2016, Palais du Pharo à Marseille

Jeudi 9 juin, conférence de Paul Ardenne

CongreĢs AMPTA  9 juin 2016

Capture d’écran 2016-06-09 à 09.36.43

L’art, la pratique artistique comme pouvant nous « dire » quelque chose, nous informer sur l’humanité pour faire progresser la pratique thérapeutique ? Oui – mais la pratique artistique a aussi toutes les chances, en soi, d’être une forme d’addiction, et des pires qui soient. Une pratique heureuse peut-être, de nature à satisfaire le sujet au lieu de toujours le punir mais il n’empêche, une addiction. Car créer n’est pas d’abord un acte libre, de joie, d’expression euphorique mais un travail en son sens étymologique (le tripalium romain, la torture), un esclavage. Il convient de s’enchaîner sous peine de quoi la création n’aura pas lieu. Mais l’art peut aussi soigner, et plus spécifiquement, soigner les personnes addicts, grâce à la multiplication des formes d’art thérapie, actives (la personne addict crée) mais aussi contemplatives (la personne addict regarde).

Plus d’informations sur le programme, ici.

VIDEO FOREVER 29 *SORTIR DU CADRE – OUT OF FRAME*

Wednesday, June 15, 7pm

Topographie de l’art
15 rue de Thorigny, Paris 3ème

Getting out of frame, to create
Creativity supposes, fundamentally, getting out of one’s frame, even if the artworks that result from such outgoing gestures get rapidly “reframed”, both physically and socially, through their new frame, strictly speaking; through the space in which they are shown; by the society which approves—or not—their validity and value; and by the gaze of the public.

In the “framework” of this 29th session of VIDEO FOREVER, we explore that specific moment of the affirmation of a difference and the resulting energy that any novel standpoint generates.

But the exit, the “coming out of frame“ sooner or later leads to re-entry into another frame. The “coming out” has thus to be reiterated again and again in order to be constantly renewing creative energy. We call this constantly regenerating energy “uncanny energy”.

The selected videos address this momentum of difference, of risk, of revelation, of freedom, of daring, of regeneration, of fun and of strangeness: while getting off frame the unsettling strangeness of being—the uncanny—suddenly appears in plain sight. The videos presented all are somehow about getting “out of frame”, whether in a most literal form or in a symbolic one: out of the window, out of the washing machine, out of advertising, out of one’s social frame, out of political clichés, out of jail, out of home (uncanny refers to the German word un-heim-lich), and out of gender stereotypes.
They also explore the so-called “Uncanny Valley”, a hypothesis in the fields of aesthetics elaborated by the Japanese robotics professor Masahiro Mori, which holds that when creatures look and move almost, but not exactly, like natural beings, they create negative feelings in the viewers. The “valley” refers to the dip between familiar and strange, between recognized and rejected. Have a look at the uncanny valley…

Sortir du cadre, pour créer
La créativité suppose, fondamentalement, une sortie du cadre – même si l’œuvre d’art plastique qui en résulte est ensuite, le plus souvent, ré-encadrée, physiquement et socialement, de multiples manières : par son cadre, à proprement parler ; par l’espace dans lequel elle est montrée ; par la société qui entérine – ou non – sa validité et sa valeur ; par le regard du public.

Dans le « cadre » de cette 29ème session de VIDEO FOREVER, nous nous intéressons au moment même de la sortie du cadre, et ce qui en résulte : ce moment si particulier de l’affirmation d’une différence et de l’énergie que cette prise de position génère. Nous n’ignorons pas que toute sortie du cadre suppose l’entrée presque automatique dans un autre cadre – la « sortie » doit donc se reproduire constamment. « Sortir du cadre », encore et encore, est la base même de l’énergie créative : the uncanny energy. Les vidéos sélectionnées s’inscrivent dans une sortie du cadre, sous toutes ses formes, des plus littérales (Shannon Plumb, Patrick Dekeyser) aux plus insolites, aux plus « uncanny » (Evi Kalessis, Joanna Malinowska & C.T. Jasper, Pauline Horowitz et ses Toilettes sèches). Une énergie inattendue, qui se manifeste de manière insolite, là où on ne l’attend pas, tel un territoire que l’on découvre en cours d’exploration, quand bien même il existe depuis toujours.

En sortant du cadre, paradoxalement, on s’expose. Et c’est à ce moment précis, à la sortie même du cadre, que l’inquiétante étrangeté de l’être – the uncanny – apparaît soudain en pleine lumière. C’est dans cet élan de sortie, de prise de risque, d’ouverture, de libération, que toute l’énergie consommée pour oser cette sortie se met à se régénérer, à circuler à grande vitesse : e = mc2 et plus la vitesse de sortie est grande, plus l’énergie générée l’est de manière exponentielle. C’est un moment jouissif de création, une acmé…
Pour lire la suite, cliquez ici.

Dans ce Hors Cadre, toutes les sorties sont bonnes, tous les départs vivifiants. Sortir du cadre : condition de créativité, condition de survie.

With videos by Moumen Bouchala, Sean Capone, Arnaud Cohen, Patrick Dekeyser, Marc Horowitz, Pauline Horowitz, C.N. Jelodanti, Evi Kalessis, Eva Magyarosi, Shannon Plumb, Joanna Malinowska & CT Jasper, Jhafis Quintero, Raymundo, Julien Serve, Tejal Shah, Matthew Weinstein, Julia Zastava.

Thanks to Daria Kahn, Topographie de l’art, Janet Biggs & Dana Hoey, Sonnabend gallery.

For more details :
Topographie de l’art
VIDEO FOREVER
UNCANNY ENERGY